Ryanair : le bénéfice trimestriel s’envole de 55%

Le bénéfice de Ryanair a augmenté de 55% au premier trimestre de l’exercice en cours (avril-juin), atteignant 397 millions d’euros. Mais les incertitudes sur le Brexit continuent de préoccuper la low-cost irlandaise qui envisage de déménager ses avions basés au Royaume-Uni vers l’Europe continentale si un nouvel accord aérien n’est pas conclu d’ici l’automne 2018.

Après easyJet jeudi, Ryanair a également publié lundi 24 juillet de solides résultats pour la période d’avril à juin 2017. Avec 35 millions de passagers transportés, le trafic est en hausse de 12%. Le coefficient d’occupation des sièges atteint 96%, une progression de 2 points par rapport à la même période de l’année dernière.

Le chiffre d’affaires trimestriel s’établit à 1,910 milliard d’euros, en hausse de 13%. Le prix moyen du billet d’avion a progressé de 1%, passant juste au-dessus des 40 euros (40,3 euros). Les coûts unitaires sont en baisse de 6%, et de 3% hors carburant. Selon Ryanair, l’écart de coût avec ses concurrentes continue ainsi « de s’élargir » .

Le bénéfice avant impôt bondit de 55% à 397 millions d’euros. La marge nette gagne 6 points de pourcentage et ressort à 21%.

Dans un communiqué, Michael O’Leary, le directeur général de Ryanair, se félicite de ce résultat tout en prévenant qu’il est « déformé » en partie par Pâques, tombé au cours de la période ce qui n’était pas le cas l’année dernière.

Se préparant à l’été, Ryanair a reçu 14 Boeing 737-800 neufs au cours du trimestre. Au 30 juin, la flotte comprenait 397 737. La base de Francfort, ouverte en mars, passera de 2 à 7 avions en septembre et enregistre de bons résultats commerciaux, comme celle de Naples lancée en avril. Cet automne, la compagnie ouvrira deux bases, à Memmingen (près de Munich) et à Poznan en Pologne. En tout, elle annonce 170 nouvelles routes pour l’hiver 2017-2018. « Nous continuons de voir des opportunités de croissance significatives pour Ryanair en Europe, car les concurrents ferment des bases ou déplacent la capacité tandis que les compagnies aériennes traditionnelles se restructurent » , explique Michael O’Leary.

Pour accompagner son expansion, Ryanair a commandé dix Boeing 737 MAX 200 supplémentaires en juin. Cinq d’entre eux seront livrés au printemps 2019 et les 5 autres au printemps 2020. De plus, la compagnie annonce qu’elle a prolongé le leasing de dix appareils pour disposer de trois avions supplémentaires à l’été 2018 et de dix avions supplémentaires à l’été 2019. Selon Michael O’Leary, cette mesure résoudra « une pénurie temporaire de capacité à l’été 2019, avant que la livraison de nos 737 MAX ne s’accélèrent à partir de septembre 2019, et nous permettra de maintenir une croissance constante au cours de l’exercice 2020 » .

Un plan d’urgence pour le Brexit

Cependant, Ryanair reste « préoccupée » par les incertitudes qui entourent les conditions dans lesquelles s’effectuera, en mars 2019, la sortie du Royaume-Uni hors de l’UE. Grâce à l’accord de Ciel ouvert intra-européen, la low-cost irlandaise stationne aujourd’hui près de 90 avions sur 13 bases et emploie plus de 3 000 collaborateurs au Royaume-Uni, où elle prévoit de transporter plus de 44 millions de passagers cette année (environ 37% de son trafic).

« Il se peut qu’il n’y ait pas suffisamment de temps ou de bonne volonté des deux côtés pour négocier un traité de remplacement en temps opportun » , s’inquiète Michael O’Leary.

« Si nous n’avons pas de certitudes juridiques sur l’exploitation des vols entre le Royaume-Uni et l’UE d’ici l’automne 2018, nous pourrions être forcés d’annuler les vols et de déplacer certains, ou tous nos avions basés au Royaume-Uni vers l’Europe continentale à partir d’avril 2019 » , prévient le dirigeant.

Il ajoute que, face à cette éventualité, Ryanair a préparé « un plan d’urgence » et s’adaptera, « comme toujours », aux circonstances « dans l’intérêt de nos clients et actionnaires » .

Perspectives

Pour l’heure, Ryanair revoit à la hausse sa prévision de trafic pour l’exercice. La compagnie s’attend désormais à transporter 131 millions de passagers entre avril 2017 et mars 2018, un million de plus que précédemment.

La low-cost va également poursuivre la baisse du prix moyen de ses billets, de 5% sur la période estivale (avril à septembre 2017) puis de 8% sur l’hiver (octobre 2017 à mars 2018), ce qui accentuera la pression sur la concurrence.

En revanche, les recettes ancillaires continuent de croître avec le trafic et une politique de prix agressive sur des produits comme Ryanair Rooms, Ryanair Holidays et les forfaits PLUS.

Ryanair maintient sa prévision de bénéfice annuel après impôt dans une fourchette de 1,4 à 1,45 milliard d’euros. « Cette perspective reste fortement tributaire des réservations de l’été, du prix moyen des billets d’avion au second semestre, et de l’absence de tout autre événement de sécurité, de grèves du contrôle aérien ou de développements négatifs concernant le Brexit » , précise Michael O’Leary.

Photo © Paul BANNWARTH : Boeing 737-800 NG de Ryanair à Tenerife Sud (08/02/2014)

Ryanair renonce à l’Ukraine

Ryanair devait faire son entrée en Ukraine avec 11 nouvelles lignes à l’automne  : la compagnie annule ce projet en raison d’un litige avec l’aéroport de Kiev-Boryspil.

Après plusieurs année de négociations, Ryanair avait annoncé au printemps dernier que l’Ukraine deviendrait le 34e pays de son réseau à partir d’octobre 2017. Hier lundi, elle a indiqué que ce projet ne se fera pas. La low-cost irlandaise reproche à l’aéroport de Kiev-Boryspil de ne pas respecter « l’accord de croissance » signé en mars dernier.

« Malheureusement, l’aéroport de Kiev a choisi de protéger les compagnies aériennes aux tarifs élevés (dont Ukraine International Airlines) et de priver les consommateurs et les visiteurs en Ukraine d’accéder aux tarifs aériens les plus bas et au réseau aérien le plus large d’Europe » ,  a indiqué lundi 10 juillet Ryanair dans un communiqué.

La compagnie dit « ne pas avoir d’autre choix » que d’annuler non seulement les 4 nouvelles routes prévues à Kiev mais aussi les 7 autres routes annoncées pour Lviv. Cette annulation entraînera, selon Ryanair, « la perte de plus de 500 000 passagers et 400 emplois » pour l’économie ukrainienne.

David O’Brien, le directeur commercial de Ryanair, regrette que « l’aéroport de Kiev démontre que l’Ukraine n’est pas encore un pays suffisamment mâture et fiable pour les investissements de Ryanair » . Il ajoute que la compagnie reportera sa croissance sur d’autres marchés, citant l’Allemagne, Israël et la Pologne.

Les passagers ayant réservé des vols sur Kiev et Lviv seront contactés par e-mail et remboursés, assure la compagnie.

Photo © Paul BANNWARTH : Boeing 737-800 NG de Ryanair à Tenerife Sud (08/02/2015)

Low-cost : croissance à deux chiffres en juin

Les principales low-cost indépendantes d’Europe affichent toutes une croissance à deux chiffres en juin. La plus forte progression du nombre de passagers transportés a été observée chez Wizz Air (+23,6%), suivie de Ryanair (+12%), easyJet (+11,3%) et Norwegian (+10%).

La compagnie hongroise Wizz Air a transporté près de 2,5 millions de passagers en juin 2017, une hausse de 23,6% par rapport à l’année précédente. Le coefficient d’occupation gagne 0,6 point de pourcentage pour s’établir à 92,3%. Sur douze mois à fin juin, la low-cost a transporté 25,2 millions de passagers (+20,9%) avec un coefficient d’occupation de 90,5% (+2,1 points).

En juin, Wizz Air a ouvert une base à Londres-Luton, la 28e de son réseau. Elle a annoncé 7 nouvelles routes depuis la Roumanie (3), la Hongrie (2) et la Bulgarie (2). La compagnie a reçu un A320ceo et un A321ceo portant la flotte à 83 appareils. Durant le salon du Bourget, Wizz Air a passé une commande pour 10 Airbus A321ceo équipés de moteurs Pratt & Whitney V2500, livrables en 2018 et 2019.

Pour sa part, Ryanair a enregistré 11,8 millions de passagers en juin, une augmentation de 12% en comparaison du même mois de 2016. Le coefficient de remplissage atteint 96%, en hausse de 2 points de pourcentage. Sur les douze derniers mois, la low-cost irlandaise a transporté 123,8 millions de passagers, soit +13% comparé à la même période un an plus tôt. Comme à l’accoutumée, Kenny Jacobs, le directeur ventes et marketing, attribue cette croissance aux « prix plus bas » et au « succès » du programme d’amélioration des services « Always Getting Better » . Ryanair n’a reçu aucun avion en juin, selon les données de Boeing.

easyJet, quant à elle, comptabilise plus de 7,7 millions de passagers en juin 2017, une progression de 11,3% en un an. Le coefficient de remplissage s’établit à 94,8%, en hausse de 0,8 point. Sur les douze derniers mois, la compagnie orange a transporté 78,1 millions de passagers (+8,7%) et le coefficient de remplissage ressort à 92,1% (+0,5 point). Selon les données d’Airbus, easyJet a pris livraison en juin de son premier A320neo et de quatre A320ceo.

Sur le marché français, les destinations soleil ont été plébiscitées, a indiqué easyJet France, citant Catane, Malaga, Faro et Ajaccio. Côté city break et ligne business, Milan, Londres, Rome et Genève tiennent le haut du classement. En France, easyJet a ouvert 16 lignes :

  • Lille vers Nantes, Faro, Biarritz, Naples et Venise
  • Bordeaux vers Palma et Hambourg,
  • Genève vers Calvi,
  • Nice vers Faro et Zurich
  • Bastia vers Berlin
  • Toulouse vers Malaga, Venise et Valence.

Enfin, Norwegian a franchi une nouvelle étape en transportant plus de 3 millions de passagers en un seul mois (3 059 402, soit 10% de plus qu’en juin 2016). La compagnie norvégienne affiche à son compteur plus de 200 millions de passagers transportés depuis sa création en 2002. En juin, le trafic (PKT) a augmenté de 19% tandis que la capacité (SKO) a augmenté de 20%. Le taux de remplissage moyen est de 90%, et grimpe jusqu’à 95% sur les vols long-courriers. Les routes long-courriers ont d’ailleurs enregistré 38% de passagers supplémentaires.

Sur douze mois glissants à fin juin, Norwegian a transporté plus de 31 millions de passagers (+13%), avec un coefficient d’occupation de 87,4% (+0,1 point).

Le mois dernier, la flotte s’est étoffée avec la livraison des deux premiers Boeing 737 MAX, ainsi que trois Boeing 737-800. Elle est âgée en moyenne de 3,6 ans.

Photo © Paul BANNWARTH : avions d’easyJet et Wizz Air à Bâle-Mulhouse (05/04/2017)

 

Ryanair lance les vols en correspondance à Milan-Bergame

À partir de début juillet, Ryanair offrira des vols en correspondance à l’aéroport de Bergame-Orio al Serio, près de Milan, étendant ainsi ce service déjà proposé à Rome-Fiumicino.

La low-cost irlandaise a donc choisi l’aéroport qu’elle appelle Milan-Bergame comme seconde plateforme de correspondance. Cette décision fait suite « au lancement réussi » de cette nouvelle offre à Rome-Fiumicino le mois dernier, a-t-elle indiqué mercredi 21 juin.

Les réservations seront possibles à partir du 3 juillet sur une sélection initiale de 25 lignes. Concrètement, les vols en correspondances seront proposés, via Milan-Bergame, de et vers Alicante, Athènes, Barcelone, Bari, Brindisi, Cagliari, Catane, Corfou, Ibiza, Lanzarote, Lamezia, Madrid, Malaga, Malte, Naples, Palerme, Pescara, Trapani, Valence et Saragosse. L’avantage pour la compagnie est d’offrir un choix élargi de destinations. À terme, Ryanair pense proposer jusqu’à 300 routes à travers Milan-Bergame, qui est aussi sa principale base en Italie et dans le Sud de l’Europe.

« Le lancement par Ryanair des vols en correspondance est une étape supplémentaire dans le processus de développement mis en œuvre par la compagnie aérienne sur notre aéroport » , souligne Emilio Bellingardi, le directeur général de SACBO, la société exploitant l’aéroport de Bergame. « Ce partenariat de 15 ans est réussi tant sur l’aspect opérationnel que sur l’offre de destination et la ponctualité des vols, et trouve une réponse adéquate de l’infrastructure aéroportuaire, conçue pour fournir des services encore plus complets et pour mieux répondre aux besoins des passagers » .

Déployé dans le cadre de la quatrième phase du programme ‘Always Getting Better’ , le nouveau service de vols en correspondance permet aux passagers de Ryanair de rester dans la zone d’embarquement (airside) durant leur transit. Les éventuels bagages sont enregistrés jusqu’à la destination finale. Et les passagers bénéficient d’une seule et unique référence de réservation pour les deux vols réservés.

Ryanair assure que ce service « sera déployé dans d’autres aéroports du réseau plus tard cette année » .

En outre, David O’Brien, le directeur commercial de Ryanair, ajoute que le site Internet Ryanair.com, « le plus visité du monde parmi ceux des compagnies aériennes, propose à la vente 20 destinations long-courriers de la compagnie Air Europa en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Nous poursuivons nos discussions avec Aer Lingus et Norwegian – ainsi que d’autres partenaires potentiels – en vue de lancer des correspondances avec eux plus tard cette année » .

Photo © Paul BANNWARTH : Boeing 737-800 NG de Ryanair à Mulhouse-Bâle (28/05/2016)

La Cour des comptes dénonce les arrangements entre Ryanair et l’aéroport de Beauvais

Dans un référé rendu public hier lundi, la Cour des comptes a dénoncé les « accords illicites » entre Ryanair et le gestionnaire de l’aéroport de Beauvais-Tillé. En cause notamment, le modèle économique de la plateforme qui repose sur l’exploitation d’une ligne de bus tandis que des avantages financiers « injustifiés » ont été accordés à la compagnie aérienne. 

C’est un montage financier particulier qu’a mis en place l’exploitant de l’aéroport de Beauvais-Tillé pour conserver les faveurs de Ryanair. Il faut dire que la low-cost irlandaise, qui a ouvert une première liaison aérienne entre Beauvais et Dublin en 1997, représente 83 % du trafic passager sur l’aéroport en 2014. Près de la moitié (42 %) du trafic passagers de cette compagnie en France transitent d’ailleurs par l’aéroport de Beauvais-Tillé.

Le propriétaire de l’aéroport, un syndicat mixte (comprenant le département de l’Oise, la région Hauts-de-France et la communauté d’agglomération du Beauvaisis) a attribué à un seul et même acteur, la SAGEB, l’exploitation de la plateforme et d’une ligne de bus entre Beauvais-Tillé et Paris-Porte Maillot. La SAGEB est détenue à 51% par la CCI de l’Oise et à 49% par Transdev (groupe Véolia).

Les magistrats de la Cour des comptes ont relevé que plus de 50% des recettes de l’aéroport proviennent de l’activité de la ligne de bus tandis que les produits aéronautiques perçus auprès des compagnies aériennes sont « particulièrement faibles« . À tel point que ces redevances « ne permettent pas de couvrir les charges de fonctionnement de l’aéroport » .

« Les usagers de la ligne de bus entre Paris et Beauvais financent donc les services aéroportuaires, à la place des compagnies aériennes. Il en résulte que les tarifs des redevances aéroportuaires et d’assistance en escale ne sont pas établis conformément aux dispositions du code de l’aviation civile » , note la Cour des comptes.

Le nombre de passagers a augmenté de façon « importante » à Beauvais-Tillé mais l’aéroport n’a pas profité économiquement de cette hausse du trafic. Pour deux raisons : les remises consenties notamment à Ryanair et l’absence de rémunération des prestations d’assistance en escale réalisées par l’exploitant de l’aéroport. « Entre 2008 et 2014, la SAGEB s’est ainsi privée d’environ 85 millions d’euros de produits, dont 91 %, soit 78 millions d’euros, au bénéfice de la seule compagnie Ryanair » , indique la Cour des comptes.

Les remises commerciales accordées à Ryanair, « sans aucune autorisation du syndicat propriétaire et délégataire« , constituent « des avantages importants et injustifiés, accordés en dehors du cadre réglementaire national et des directives européennes de 2005 et 2014 sur les redevances aéroportuaires » , poursuit la Cour.

En outre, « le transfert de charges ainsi opéré du service public aéroportuaire vers le service public de transport de voyageurs (par bus) altère le modèle de développement économique de la plateforme ; il conduit la SAGEB (l’exploitant de l’aéroport) et le SMABT (le propriétaire) à ne pas définir des tarifs des redevances aéroportuaires conformes au prix du marché » .

Quatre recommandations

La Cour des comptes formule donc quatre recommandations. Elle propose de :

  • modifier le code de l’aviation civile pour soumettre au contrôle d’une autorité administrative (par exemple l’ASI) les redevances et tarifs des aéroports décentralisés ;
  • mettre en place une comptabilité séparée des prestations d’assistance en escale ;
  • prévoir des des sanctions financières et administratives à tous les exploitants d’aéroports enfreignant les dispositions réglementaires nationales et européennes relatives aux redevances aéroportuaires, quel que soit leur trafic annuel ;
  • analyser les impacts fiscaux « des accords illicites » entre la compagnie Ryanair et le gestionnaire de l’aéroport, notamment en raison « de la vente à perte des prestations d’assistance en escale » .

Finalisé en février 2017, ce rapport a été remis à Ségolène Royal, alors ministre de tutelle dans le domaine des transports. « S’agissant des recommandations formulées par la Cour, j’en partage les objectifs et ai demandé à mes services d’intervenir auprès du Syndicat mixte de l’aéroport de Beauvais-Tillé et de la Société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Beauvais pour les amener à mettre fin aux pratiques constatées par la Cour » , a répondu la ministre en avril dernier.

Toutefois, Ségolène Royal a relevé deux points. Le premier vise les recettes générées par la ligne de bus : « la réglementation concernant les redevances aéroportuaires ne fait pas obstacle à ce que les coûts du service public aéroportuaire soient en partie couverts par d’autres recettes du concessionnaire » . En second lieu : la question de « la conformité des pratiques de l’aéroport de Beauvais avec le droit européen des aides d’Etat est en cours d’examen par la Commission européenne dans le cadre d’une procédure formelle » .

Photo : avions de Ryanair à l’aéroport de Beauvais-Tillé – CC BY-SA 3.0 Inkey