Iran Air déploie l’Airbus A330 vers Paris

Dès le mois de mai prochain, Iran Air commencera à opérer son nouvel Airbus A330-200 vers plusieurs destinations européennes, dont Paris-Orly.

D’après les systèmes de réservation, Iran Air compte utiliser l’A330-200 sur ses deux fréquences hebdomadaires entre les aéroports de Téhéran-Iman Khomeini et Paris-Orly à compter du 2 mai et jusqu’à la fin octobre 2017.

Les vols quittent Téhéran les mardis et vendredis à 07h10 (arrivée à 10h55) et Paris à 12h25 (arrivée à 20h40). La durée du voyage est de 06h15 à l’aller, 05h45 au retour. Iran Air exploite cette liaison face à Air France et Mahan Air qui opèrent toutes deux à Paris-Charles de Gaulle.

L’A330-200 sera également utilisé vers deux destinations suédoises existantes : Göteborg sera servie dès le 1er mai (un vol par semaine, le lundi), puis Stockholm à partir du 3 mai (deux vols hebdomadaires, les mercredis et samedis).

Iran Air a choisi une configuration bi-classe pour ses A330-200 avec une capacité maximale de 238 sièges, dont 32 en Affaires et 206 en Économie.

Selon le site Aviation Iran, ce déploiement marquera les débuts des Airbus A330 d’Iran Air à l’international. La compagnie a réceptionné en mars dernier ses deux premiers A330-200 (EP-IJA et EP-IJB). Depuis lors, les gros-porteurs sont basés à l’aéroport de Téhéran-Mehrabad et sont utilisés uniquement sur le réseau domestique pour familiariser les équipages et répondre à une période chargée de l’année en Iran. Cependant, Iran Air a reçu dernièrement l’autorisation d’opérer sa flotte d’A330 à l’international et pour ce faire, de la baser à l’aéroport de Téhéran-Iman Khomeini.

Aviation Iran ajoute que les A330-200 remplaceront des Airbus A300 et A310 sur les trois lignes, avec l’avantage d’une autonomie accrue. La compagnie pourra ainsi supprimer l’escale intermédiaire à Prague pour ses vols au départ de la Suède, où elle ne peut se ravitailler en carburant auprès des fournisseurs locaux.

Signalons qu’Iran Air a rencontré des difficultés de la même nature à Paris-Orly. Ceci l’a conduite dans le passé à effectuer des escales techniques entre Paris et Téhéran, notamment à Budapest, comme l’explique ce débat au Sénat entre un sénateur et le secrétaire d’Etat aux Transports.

Après la levée des sanctions contre son pays, Iran Air s’est engagée dans un vaste plan de modernisation et d’expansion de sa flotte. Elle a prévu de recevoir environ 200 nouveaux avions au cours des prochaines années, dont 100 Airbus, 80 Boeing et 20 ATR.

Photo A. Doumenjou / master films / Airbus : A330-200 d’Iran Air

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