IAG dévoile LEVEL, sa nouvelle low-cost long-courrier

International Airlines Group (IAG) a présenté LEVEL, une nouvelle low-cost long-courrier qui décollera en juin 2017 depuis Barcelone vers Los Angeles, Oakland (San Francisco), Buenos Aires et Punta Cana avec des billets proposés à partir de 99 euros l’aller simple.

IAG cède à son tour aux sirènes du low-cost long-courrier. Le groupe, qui détient British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus, a officialisé vendredi 16 mars le lancement d’une nouvelle marque positionnée sur les vols long-courriers à petits prix.

LEVEL sera dotée deux nouveaux Airbus A330-200 arborant une livrée blanche, bleue et verte, et configurés bi-classe pour 314 passagers dont 21 en Premium Économie et 293 en Économie. Au départ, ces appareils seront opérés par des pilotes, hôtesses et stewards sous contrat Iberia, IAG assurant qu’ils permettront de créer jusqu’à 250 emplois basés à Barcelone.

Le groupe précise qu’il a choisi la capitale de la Catalogne pour lancer LEVEL mais celle-ci cherchera à opérer dans d’autres villes européennes. Les premiers vols sont prévus dès le mois de juin 2017, avec comme destinations Los Angeles et Oakland (près de San Francisco) aux États-Unis, Buenos Aires en Argentine et Punta Cana en République dominicaine. Les billets sont en vente dès aujourd’hui sur le site flylevel.com et les tarifs commencent à partir de 99 euros l’aller simple en Économie.

Les billets de Premium Économie incluent un bagage enregistré (en plus d’un bagage de cabine), les repas, le choix du siège et les derniers films sortis. En Économie, les passagers choisissent leurs options à la carte. Dans les deux classes, « les clients auront accès à la dernière génération de système de divertissement en vol » , assure IAG . Une connexion Internet à haut débit sera disponible à partir de 8,99 euros.

Les clients de LEVEL pourront gagner et utiliser des Avios – les points du programme de fidélité des compagnies aériennes d’IAG. Cela leur donnera notamment accès aux 380 destinations que compte le réseau du groupe.

Selon Willie Walsh, le directeur général d’IAG, « LEVEL est une nouvelle marque offrant une approche élégante et moderne pour voler à des prix encore plus abordables. Elle bénéficiera de la force d’un des plus grands groupes aériens mondiaux » et « diversifiera notre base de clients actuelle » .

Il ajoute que Barcelone est la principale base opérationnelle de Vueling, ce qui donnera la possibilité aux passagers de se connecter à partir du réseau européen de Vueling sur les vols long-courriers de LEVEL.

« Ce n’est que le début. Nous sommes vraiment attachés aux opportunités d’expansion et nous prévoyons d’opérer LEVEL sur d’autres destinations européennes » , conclut le dirigeant.

Certains voient dans ce lancement une riposte à l’expansion de Norwegian, qui menace maintenant IAG sur ses propres bases : à Barcelone, la low-cost norvégienne lancera en juin 2017 ses premiers vols long-courriers vers Los Angeles, Oakland, New York-Newark et Fort Lauderdale. À Londres-Gatwick, elle est devenue en quelques années la troisième compagnie aérienne, après British Airways et easyJet.

Visuels © LEVEL

 

2 commentaires sur “IAG dévoile LEVEL, sa nouvelle low-cost long-courrier

  1. Autant je peux comprendre l’intérêt des low-cost pour les vols intérieurs et/ou de -3h (voyage court, pas besoin d’avoir une grosse valise, on accepte d’être à l’étroit vu que le trajet ne dure pas longtemps), autant pour les long-courriers, ca me dépasse.

    Comme si on allait partir qu’avec une petite valise (enfin plus proche du sac à dos que valise d’ailleurs) en cabine pour un voyage aussi long. Payer un repas alors que ca devrait être obligatoire.
    Puis « low-cost » c’est vite dit. Quand tu rajoutes les options, ca te revient au même prix voire plus chère.

    Mais bon concernant IAG, ils ont un gros coup à jouer. D’autant plus que l’Espagne a 2 grosses villes dont justemment Barcelone. Donc ils peuvent déployer beaucoup de vols internationaux sans que ca affecte IBERIA ni l’aéroport de Madrid.
    Alors que la France n’a pas ce potentiel (Nice, Lyon ou Marseille sont trop petits en comparaison)

  2. Et pendant ce temps, BA vire 90% de ses salariés du département commercial en Europe.
    40 personnes en France, 15 en Italie, 20 en Allemagne, Suisse, Scandinave…

    Avec 2 milliards de bénéfices cette annee, ça en dit long sur ce que BA va devenir : une low cost.

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