MH370 : l’impact avec l’océan a probablement été violent

mh370_atsb_5Selon un nouveau rapport du Bureau australien de la sécurité des transports (ATSB) publié mercredi, le Boeing 777-200ER de Malaysia Airlines disparu en mars 2014 alors qu’il assurait le vol MH370 s’est probablement abîmé dans l’océan Indien en descendant très rapidement sans avoir déployé ses volets, discréditant la thèse d’un amerrissage en douceur.

Publié le 2 novembre 2016, le rapport s’appuie sur des analyses complémentaires des communications automatiques entre l’avion et les satellites. Les données obtenues « correspondent au fait que l’avion avait un taux de descente très élevé et en augmentation » au moment où il a cessé d’émettre, indique le document de 28 pages, précisant que l’avion était à cours de carburant. Selon les calculs, la vitesse de descente a pu atteindre 25.000 pieds / minute.

De plus, l’analyse des débris récupérés à l’Ouest de l’océan Indien au cours des derniers mois « réduit la probabilité de scénarios de fin de vol impliquant un déploiement des volets » au moment de l’impact. En particulier, le volet retrouvé en juin 2016 sur l’île de Pemba au large de la Tanzanie était « très probablement dans une position rétractée » .

« L’appareil n’a pas été configuré pour un atterrissage ou un amerrissage. Libre à vous de conclure si cela signifie que quelqu’un était aux commandes ou non » , a résumé Peter Foley, le directeur des recherches de l’ATSB.

« Cela veut dire que le pilote était soit mort, soit qu’il avait perdu connaissance, soit qu’il n’avait pas projeté d’atterrir en sécurité » , a estimé pour sa part Jason Middleton, directeur du département aéronautique à l’Université de la Nouvelle-Galles du Sud en Australie, interrogé par Reuters.

Malgré des recherches sous-marines intenses, l’épave du 777 et ses enregistreurs de vol n’ont toujours pas été retrouvés. Les opérations portent sur une zone de 120.000 km2 déterminée à partir de différents scénarios de fin de vol. Les analyses sur la dérive des débris suggèrent que les recherches sont menées au bon endroit, selon l’ATSB.

Notamment, les résultats préliminaires des travaux de l’Organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO) « indiquent qu’il est peu probable que les débris proviennent du Sud de la zone de recherche actuelle. Les régions les plus au Nord ont également été jugées moins probables » , selon le rapport de l’ATSB. Les analyses se poursuivent pour affiner ces résultats.

Le rapport indique qu’il y a « actuellement plus de 20 débris qui présentent un intérêt pour les enquêteurs » . Ces éléments ont été retrouvés sur les côtes Est et Sud de l’Afrique, la côte Est de Madagascar, les îles de Maurice, La Réunion et Rodrigues. La liste a été publiée par la Malaisie et est disponible ici.

Le vol MH370 a disparu le 8 mars 2014 alors qu’il effectuait le vol Kuala Lumpur-Pékin avec 227 passagers et 12 membres d’équipage. Un rapport intermédiaire, publié le 8 mars 2015, a conclu à « un accident » . À ce jour, aucun élément n’a permis d’expliquer la disparition de l’avion.

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