Les aéroports de Lyon et Nice officiellement privatisés

Aéroport Nice Côte d'Azur 011L’État a officialisé dimanche la cession de ses participations de 60% dans les sociétés gestionnaires des aéroports de Lyon et Nice à des entreprises privées.

Le Ministère de l’Économie et des Finances avait annoncé fin juillet les vainqueurs des appels d’offres pour la privatisation partielle des deux principaux aéroports régionaux.

Le consortium constitué de Vinci Airports (51%), la Caisse des Dépôts et Consignations (24,5%) et Predica (24,5%), avait obtenu la gestion des aéroports de Lyon-Saint Exupéry et Lyon-Bron, jusqu’en 2047.

Le consortium Azzura, constitué de Atlantia (65,01%), Aeroporti di Roma (10%) et EDF (24,99%), avait quant à lui remporté l’exploitation des aéroports Nice-Côte d’Azur, Cannes-Mandelieu et Saint Tropez-La Mole, jusqu’en 2044.

Ces décisions restaient dans l’attente notamment d’un avis de l’Autorité de la Concurrence. Deux arrêtés publiés au Journal Officiel du 30 octobre 2016 viennent les confirmer. Ils autorisent d’une part la cession de la participation de 60 % détenue par l’Etat au capital de la société Aéroports de Lyon « à une société de droit français constituée par les sociétés Vinci Airports et Predica et par la Caisse des dépôts et consignations » , et d’autre part, la cession de la participation de 60 % détenue par l’Etat au capital de la société Aéroports de la Côte d’Azur « à une société de droit italien constituée par les sociétés Atlantia SpA, Aeroporti di Roma SpA et Electricité de France » .

Les collectivités territoriales continuent de détenir les 40% du capital restant pour chacune des deux sociétés aéroportuaires.

L’État attend de la vente de ses participations près d’1,8 milliard d’euros, dont 1,222 milliard pour Nice (vingt-deux fois son résultat d’exploitation) et 535 millions pour Lyon (vingt fois son résultat d’exploitation).

Comme pour Toulouse-Blagnac privatisé l’année dernière (pour 308 millions d’euros), le produit de la cession devrait être consacré au désendettement et à la filière nucléaire.

Pour Lyon, Vinci Airports avait fait savoir que le consortium souhaitait « accompagner et encourager la croissance du trafic et le développement des aéroports, tout en assurant la meilleure qualité de service aux passagers » .

Atlantia de son côté avait souligné que « l’aéroport de Nice est un atout unique, servant l’une des principales destinations touristiques dans le monde, avec un fort potentiel de croissance » .

Photo : Aéroports de la Côte d’Azur