Crash d’EgyptAir : l’analyse du CVR confirme un feu à bord

Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d'EgyptAir SU-GCC https://commons.wikimedia.org/wiki/File:EgyptAir_Airbus_A320_(SU-GCC)_on_finals_at_Ataturk_Airport.jpg?uselang=fr

La Commission d’enquête égyptienne a indiqué samedi que les conversations enregistrées dans le poste de pilotage par le CVR, l’un des deux enregistreurs de vol, font état d’un feu à bord de l’Airbus A320 d’EgyptAir avant qu’il ne s’abîme en méditerrannée le 19 mai dernier.

Dans un communiqué le 16 juillet, la Commission indique qu’elle a réalisé une étude préliminaire ainsi qu’une synchronisation des données des deux enregistreurs de vol, le CVR et le FDR. « La Commission a également téléchargé le CVR et débuté l’écoute des enregistrements des conversations dans le cockpit avant la survenue de l’accident. L’existence d’un feu y est mentionnée » , fait-elle savoir, en ajoutant qu’il « est néanmoins prématuré d’en identifier la raison comme sa localisation » .

La Commission vient ainsi confirmer ce que pointaient les premiers éléments de l’enquête : des messages ACARS ont révélé un dégagement de fumée à l’avant de la cabine, des traces de suie ont été retrouvées sur les débris de l’appareil.

Les enquêteurs vont « poursuivre leur travail sur le CVR, le FDR, et les débris qui ont été récupérés » , a assuré samedi la Commission.

Par ailleurs, le navire de recherches océaniques John Lethbridge a rejoint le port d’Alexandrie samedi, « marquant la fin de sa mission qui avait été prolongée deux fois afin de s’assurer qu’aucun reste humain ne soit laissé sur le site de l’accident » , a aussi indiqué la Commission. Ces restes humains sont transférés au Caire afin de procéder aux analyses ADN en vue de leur identification.

Le vol MS804 reliait Paris-Charles de Gaulle au Caire le 19 mai. L’accident a fait 66 morts dont 40 Egyptiens et 15 Français.

Photo Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d’EgyptAir SU-GCC