Crash d’Egyptair : l’examen des boites noires a commencé

Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d'EgyptAir SU-GCC https://commons.wikimedia.org/wiki/File:EgyptAir_Airbus_A320_(SU-GCC)_on_finals_at_Ataturk_Airport.jpg?uselang=fr

Les autorités égyptiennes ont commencé à examiner samedi les deux enregistreurs de vol endommagés de l’Airbus A320 d’Egyptair qui s’est abîmé en Méditerranée le 19 mai. En parallèle, elles poursuivent les recherches sous-marines visant à cartographier la zone des débris. Les familles des victimes françaises demandent que tout soit fait pour retrouver les corps et expliquer la catastrophe.

Les unités mémoire de l’enregistreur de voix dans le cockpit (CVR) et de l’enregistreur des paramètres de vol (FDR) ont été extraites le 18 juin dans les bureaux du ministère de l’aviation civile au Caire, a annoncé dimanche la Commission d’enquête égyptienne dans un communiqué. Puis ces unités mémoires « ont été séchées » dans le centre de recherches techniques de l’armée en utilisant « des fours hi-tech » . L’opération a pris 8 heures et a bénéficié de l’assistance technique d’un représentant de la France « qui a une grande expertise dans le traitement des enregistreurs de vol » , a précisé la Commission.

« Des tests électroniques sur les unités mémoire sont en cours et seront suivis par la phase de récupération des données » , a aussi indiqué la Commission. Elle avait prévenu vendredi que l’analyse des données pourrait prendre « plusieurs semaines » .

Le CVR et le FDR ont été récupérés « en plusieurs morceaux » la semaine dernière par le John Letherbridge, un navire spécialisé appartenant à la société française Deep Ocean Search.

Ce navire poursuit les recherches sous-marines visant « à cartographier la distribution des débris au fond de la Méditerranée » , selon la Commission d’enquête.

De son côté, l’association des victimes françaises du vol MS804 demande à rencontrer François Hollande afin qu’il l’assure que « tout soit mis en oeuvre » pour restituer aux familles les corps des 15 ressortissants français victimes de cet accident et « garantir que toute la lumière sera faite sur les causes de cette catastrophe » .

« Notre priorité de parents et de familles est de tout faire pour retrouver nos proches et les ramener afin, peut-être, d’entamer notre travail de deuil » . Or, « Les recherches menées sur place pour récupérer l’épave et les corps risque de s’arrêter d’ici quelques jours si le contrat souscrit le 30 mai 2016 avec Deep Ocean Search n’est pas prolongé par les autorités égyptiennes. Cela signifierait un arrêt des recherches le 26 juin. Le temps nous est compté » , a écrit cette association le 17 juin.

L’Airbus A320 d’EgyptAir s’est abîmé en Méditerranée le 19 mai avec 66 personnes à bord alors qu’il effectuait le vol MS804 entre Paris-Charles de Gaulle et Le Caire.

Photo Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d’EgyptAir SU-GCC 

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