Air Madagascar : la sortie de la « liste noire » ouvre de nouvelles perspectives

ATR72-500 d'Air Madagascar - cc wikimedia / Dmitriy Pichugin

L’agence européenne de sécurité aérienne (EASA) a notifié officiellement le 16 juin 2016 à Air Madagascar sa sortie de l’Annexe B de la liste des compagnies aériennes interdites d’entrer dans l’espace aérien européen, dite « liste noire » . Air Madagascar estime que s’ouvrent à présent « une nouvelle ère et de nouvelles perspectives » pour affronter « ses défis futurs avec moins de limites » .

Air Madagascar était placée depuis 2011 sur l’annexe B de la liste noire de l’Union européenne. Pour opérer dans l’espace aérien européen, elle devait notamment recourir à l’affrètement d’un long-courrier Airbus A340-300 auprès d’un loueur islandais.

« La réduction des pertes opérationnelles due à la surcharge de coût engendrée par la mise en annexe B sera donc la première incidence positive et non négligeable de cette sortie » , a indiqué la compagnie dans un communiqué. Selon elle, le développement d’ententes commerciales et l’ouverture de nouvelles routes s’en trouveront aussi facilités.

Cette issue positive intervient à point nommé pour Air Madagascar, engagée depuis six mois dans un plan de redressement qui vise à la sortir de la crise qu’elle traverse. Les effets de ce plan seraient déjà palpables, à en croire la compagnie, notamment « dans les mesures prises pour la réduction des coûts et l’amélioration des recettes, pour l’optimisation de la flotte et l’amélioration des performances horaires des vols » .

La sortie de la liste noire facilitera également la recherche de partenaires stratégiques au moment où l’Etat malgache a donné son accord pour qu’Air Madagascar ouvre son capital. Cette privatisation partielle, dans laquelle l’Etat entend rester l’actionnaire majoritaire de référence, vise « à assurer le développement et la compétitivité de la compagnie« .

« La sortie de l’annexe B n’est pas une fin en soi pour Air Madagascar, il s’agit à présent pour la Compagnie de garder cette trajectoire pour faire face à un environnement extrêmement concurrentiel » , a indiqué Air Madagascar, en soulignant qu’elle tient l’occasion « de devenir une compagnie aérienne profitable et de retrouver sa place et son prestige antérieurs sur le plan national principalement, mais également sur le plan régional et international » .

Le 16 juin dernier, la Commission européenne a retiré de sa liste noire non seulement Air Madagascar, mais aussi toutes les compagnies aériennes certifiées en Zambie ainsi que trois compagnies aériennes certifiées en Indonésie, Citilink, Lion Air et Batik Air. En outre, Iran Air a reçu l’autorisation d’exploiter à nouveau la plupart de ses aéronefs dans l’Union européenne.

Photo ATR72-500 d’Air Madagascar – cc wikimedia / Dmitriy Pichugin

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