Crash d’Egyptair : des signaux de détresse détectés par satellite

Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d'EgyptAir SU-GCC https://commons.wikimedia.org/wiki/File:EgyptAir_Airbus_A320_(SU-GCC)_on_finals_at_Ataturk_Airport.jpg?uselang=fr

Cinq satellites américains et européens ont capté les signaux de détresse de la balise ELT de l’Airbus A320 d’Egyptair quand il s’est abîmé en méditerranée, a indiqué Bloomberg vendredi.

L’ELT (emergency locator transmitter) s’est déclenchée à 02h36 le 19 mai, soit environ six minutes après que l’avion a disparu des radars civils, indique le site américain, citant la National Oceanic and Atmospheric Administration des Etats-Unis (NOAA) comme source de ses informations.

Les signaux ont été relayés ensuite vers une base au sol à Chypre, et ont permis de définir le site probable du crash dans la Méditerranée avec une précision de l’ordre de 5 kilomètres.

Pour autant, la balise ELT, qui se déclenche immédiatement en cas de crash, transmet un signal radio qui ne peut pas être capté sous l’eau et ne peut donc pas conduire les équipes de recherches directement à l’épave.

Ces équipes de recherches comptent sur l’arrivée prochaine du bâtiment hydrographique Laplace de la Marine française, avec à son bord deux enquêteurs du BEA. Ce navire a appareillé le 26 mai depuis la Corse. Il est équipé de trois drones sous-marins de la société française Alseamar permettant d’écouter et localiser dans un rayon de 4 à 5 kilomètres le signal des balises des enregistreurs de vol, qui est lui d’origine acoustique.

En outre, les autorités égyptiennes ont complété hier le dispositif prévu pour les recherches et la récupération de ces deux enregistreurs de vol, a annoncé le BEA le 28 mai. Elles ont signé un accord avec la société internationale Deep Ocean Search (DOS) qui « utilise la technologie la plus avancée pour la lecture des signaux des enregistreurs de vol, en plus de sa capacité à conduire un scan sonar de la zone des recherches » , selon le ministère égyptien de l’aviation civile.

Par ailleurs, la commission d’enquête a commencé à étudier les informations que détient le contrôle aérien grec au sujet de l’accident. « Plus d’informations sur les données du radar qui a suivi la trajectoire de l’appareil avant l’accident sont attendues prochainement » , a également indiqué le 27 mai le ministère dans un communiqué.

L’Airbus A320 d’Egyptair s’est abîmé en Méditerranée le 19 mai alors qu’il effectuait le vol MS804 entre Paris-Charles de Gaulle et Le Caire avec 66 personnes à bord. Les causes de cet accident ne sont pas déterminées à ce jour.

Photo Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d’EgyptAir SU-GCC

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