Eurocontrol : la pénurie de carburant guette les aéroports français

CC BY-SA 3.0 CC Dmitry Avdeev : Aéroport Paris Charles de Gaulle (2005) https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Paris_-_Charles_de_Gaulle_(Roissy)_(CDG_-_LFPG)_AN0844044.jpg?uselang=fr

Eurocontrol a demandé vendredi aux compagnies aériennes effectuant des vols internationaux vers les principaux aéroports français d’emporter le double de carburant pendant au moins quelques jours, en raison d’un risque de pénurie.

La mesure s’applique jusqu’au 30 mai 2016 aux aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly, Marseille-Provence et Nice-Côte d’Azur, selon une série de NOTAM (avis aux opérateurs) diffusée vendredi par l’organisme européen en charge de la navigation aérienne. « En raison d’un mouvement social national en France, il est demandé aux opérateurs aériens effectuant des vols internationaux d’emporter le double de carburant » vers ces plateformes, précise Eurocontrol.

La mesure a été instaurée hier pour les aéroports de Rennes, Nantes et Lyon. Elle est donc étendue aujourd’hui, et porterait aussi sur les aéroports de Beauvais, Bordeaux, Toulouse, Figari et Dinard, selon Europe 1. La radio croit savoir qu’il « reste dans les cuves des aéroports entre quatre et six jours de réserve de kérosène » . Orly et Charles de Gaulle disposeraient cependant de sept jours de stock selon le groupe ADP cité par Le Figaro.

La situation résulte du blocage des raffineries par la CGT, qui se poursuit ce vendredi. Une réunion interministérielle est prévue samedi matin 28 mai à Matignon avec les acteurs du secteur pétrolier (raffineurs, distributeurs pétroliers – intégrés, indépendants, grande distribution, stockeur) et des transports (fédérations professionnelles, ports). « Elle permettra de faire le point sur la situation de l’approvisionnement en carburants, les actions entreprises et celles planifiées » , a indiqué le Premier ministre Manuel Valls dans un communiqué.

La règle du « double emport » représente un coût pour les compagnies aériennes, qui sont contraintes de prévoir leur approvisionnement en carburant en dehors de leurs contrats déjà négociés. Elle n’avait plus été pratiquée en France depuis 2010, date du dernier blocage des raffineries.

Photo CC BY-SA 3.0 CC Dmitry Avdeev : Aéroport Paris Charles de Gaulle (2005)

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