Norwegian Air reçoit un accord provisoire pour voler sous pavillon irlandais vers les Etats-Unis

Boeing 787-8 de Norwegian. - © Norwegian

Après plus de deux ans de controverse, le ministère américain des Transports (DoT) a approuvé vendredi, de façon provisoire, la demande de Norwegian Air International (NAI), filiale irlandaise de Norwegian Air, visant à obtenir un permis de transporteur aérien étranger. Une fois rendue définitive, cette décision permettra à Norwegian Air de voler sous pavillon irlandais vers les Etats-Unis et de bénéficier des droits de trafic européens.

La mesure des autorités américaines constitue une première victoire pour le groupe low-cost norvégien aux Etats-Unis. « NAI semble répondre aux normes habituelles du DoT pour l’attribution d’un permis. Il n’y a apparemment aucune base juridique pour refuser sa demande » , a fait savoir le ministère américain des Transports le 15 avril 2016.

Norwegian Air s’est aussitôt félicitée de cette décision et demande à ce qu’elle soit rendue définitive. « Une approbation finale, sur la base du traité de ciel ouvert entre les Etats-Unis et l’UE, sera un accord gagnant-gagnant pour les consommateurs et les économies des deux côtés de l’Atlantique. Elle permettra à Norwegian d’étendre ses activités aux Etats-Unis. Sa présence dans ce pays va créer des milliers d’emplois et générer des dizaines de millions de dollars d’activité économique pour les destinations américaines du groupe » , a assuré  Bjørn Kjos , le directeur général du groupe Norwegian Air.

Les vols transatlantiques sont actuellement effectués sous pavillon norvégien, mais la compagnie voudrait les transférer à sa filiale irlandaise et étendre ainsi ses opérations transatlantiques. Déposée dès décembre 2013, la demande de NAI a entrainé une très forte opposition de la part des transporteurs aériens et des syndicats américains et étrangers, qui ont accusé le groupe Norwegian de contourner la législation du travail norvégienne pour baisser ses coûts. A leurs yeux, NAI est un pavillon de complaisance.

Parmi les détracteurs figurent notamment les majors américaines (American, Delta, United), Air France-KLM, Lufthansa, SAS Scandinavian, les syndicats de pilotes américains et européens. A contrario, Norwegian a reçu le soutien de FedEx, de certains aéroports américains et de professionnels du voyage.

Sans cesse repoussée, la décision du DoT, qui admet avoir pris son temps pour étudier en détail les arguments des uns et des autres, va probablement déclencher une levée de boucliers. Les opposants ont 21 jours pour apporter des commentaires.

Photo : Boeing 787-8 de Norwegian. – © Norwegian