2016, l’année des grands projets pour l’aéroport de Toulouse

Vue aérienne de l'aéroport de Toulouse Blagnac - © ATB

Quelques mois après sa privatisation partielle, l’aéroport de Toulouse-Blagnac mise sur l’international et le développement rapide de ses infrastructures pour porter sa croissance dans les années qui viennent.

Anne-Marie Idrac, Présidente du Conseil de Surveillance, et Jean-Michel Vernhes, Président du Directoire, ont détaillé les ambitions de la plateforme toulousaine, le 13 janvier lors d’une conférence de presse : «l’accent sera mis sur le développement des lignes européennes low-cost et des lignes longs-courriers », a annoncé Anne-Marie Idrac.

Une volonté d’ouvrir Toulouse vers des horizons plus lointains, qui s’accompagnera d’une évolution des infrastructures pour les positionner au niveau des standards internationaux. « Un grand chantier de reconfiguration et d’agrandissement de l’aérogare va être engagé en 2016. Il nous permettra d’accueillir 10 millions de passagers annuels à Toulouse-Blagnac », a précisé Jean-Michel Vernhes. Au programme, une nouvelle zone de contrôle sûreté à haut débit, un nouvel espace commercial de 4 000 m² en salle d’embarquement, l’ouverture d’un restaurant supplémentaire et l’implantation d’une jetée dédiée aux compagnies low cost et régionales, dans le prolongement du Hall A.

La construction d’un hôtel 4* de 148 chambres avec centre affaires, connecté au Hall A, complétera la modernisation de l’aérogare. Sa gestion sera confiée au groupe espagnol NH.

Avec cette stratégie de développement, l’aéroport souhaite doter la nouvelle région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon d’une infrastructure performante au service du tourisme et de l’économie. Elle sera déployée dans un temps court, avec une mise en service des équipements programmée au printemps 2018.

En attendant, Toulouse-Blagnac va accroître son offre dès le printemps 2016, avec douze nouvelles destinations, toutes ouvertes par des low-cost : easyJet (Berlin, Milan, Faro, Dubrovnik, Minorque, Olbia), Volotea (Strasbourg, Brest, Split, Malaga, Prague) et Air Arabia (Fès).

Avec ceci, l’aéroport compte doubler sa croissance cette année par rapport à 2015. Le trafic, en hausse de 2 % l’année dernière (7,6 millions de passagers), devrait ainsi atteindre 4,7 % d’augmentation en fin d’année 2016, soit 8 millions de passagers annuels. Une croissance qualifiée de « raisonnée » par la plateforme : en 2015, malgré la hausse du trafic, le nombre de mouvements d’avions a baissé de 2,2 %, grâce à l’utilisation d’avions de plus grande capacité.

Avec l’entrée en mai dernier du consortium chinois Casil Europe au capital de la société gestionnaire (49,9% des parts), l’aéroport « a la volonté de faire de Toulouse le port d’entrée de la Chine vers l’Europe du sud« , a déclaré la directrice stratégie et développement, Catherine Gay. L’aéroport ambitionne d’accueillir dès cette année des vols charter depuis la Chine et des vols réguliers à partir de 2018. Des négociations sont en court avec des tours-opérateurs chinois. Mais rien n’est fait. « Les aéroports européens sont en concurrence pour accueillir les touristes chinois » , a souligné Anne-Marie Idrac.

Photo ATB : vue aérienne de l’aéroport de Toulouse

Laissez un commentaire