Le transport aérien en France chute après les attentats

Aéroport Paris Charles de Gaulle - Source : Air France

Selon l’étude mensuelle de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), les attentats qui ont frappé Paris et la région parisienne le 13 novembre ont affecté le transport aérien français. Favorablement orienté sur les deux premières semaines du mois (+1,7%), le trafic a nettement fléchi par la suite (-4,3%). Au final, le nombre de voyageurs transportés le mois dernier a été légèrement inférieur à celui enregistré en novembre 2014 (-0,7%). En tendance annuelle, la croissance repasse au terme de la période sous la barre des 4% (+3,9%).

La baisse du trafic aérien n’a pas épargné le marché intérieur, en net reflux (-2,5%) en novembre. Alors que le trafic avec l’Outre-Mer reste stable (+0,4%), l’évolution en métropole est très contrastée entre lignes de et vers Paris (-5,5%) et les liaisons inter-régionales (+3,2%). Le recul des vols avec la capitale se vérifie avec une intensité variable mais sur l’ensemble des lignes. À l’inverse, plusieurs liaisons transversales connaissent une hausse de fréquentation supérieure à 10% : Lyon/Nantes, Lille/Nice, Nantes/Toulouse. En tendance annuelle cependant, les lignes de et vers Paris et inter-régionales évoluent de façon similaire (+1,3% et +1,1%).

Grâce à un bon début de mois, le trafic international demeure stable (-0,1%), avec toutefois des différences importantes selon les pays : baisse sur le Japon (-17,9%), l’Allemagne (-8,3%), l’Amérique du Sud (-7,2%), le Maghreb (-6,2%) mais hausse sur l’Atlantique Nord (+8,8%), la Chine (+12,0%), l’Inde (+8,6%) ou l’Espagne (+5,9%). Plus globalement, en novembre le continent américain est en hausse (+4,5%), l’Union européenne (+0,3%) et l’Asie-Pacifique (-0,2%) sont stables, le marché africain est en baisse (-3,4%). En cumul annuel, la croissance avec l’Europe, l’Asie et l’Amérique reste de l’ordre de 6%.

Côté pavillon, l’évolution demeure différenciée selon les acteurs. Les transporteurs tricolores sont en retrait à l’international (-2,1%) et encore plus au national (-3,8%) ; à l’inverse, leurs concurrents progressent à l’international (+1,0%) et plus encore sur le marché intérieur (+5,9%). Le différentiel de croissance entre acteurs s’accentue légèrement en novembre à 4,1 points en défaveur des compagnies hexagonales ; il s’établit en cumul annuel à 1,6 point. En part de marché, le pavillon français poursuit son effritement (-0,4 point en pax et -0,2 en PKT) malgré le maintien de ses positions à l’international.

En termes de fréquentation aéroportuaire, l’érosion du trafic s’est traduite de façon contrastée pour chacun des dix premiers aéroports français. Paris a vu son activité se contracter de 1,8% ; en Région, si Nice, Lyon, Marseille et Toulouse ont connu une évolution modérée (entre -2,1% et +1,0%), Beauvais est la plateforme la plus impactée (-7,4% avec des pertes supérieures à 15% lors de la seconde quinzaine du mois). À l’opposé, Bâle-Mulhouse (+7,0%), Nantes (+5,2%) et Bordeaux (+3,4%) restent ce mois-ci sur une trajectoire très dynamique.

En novembre, les indicateurs relatifs au retard se sont dégradés par rapport à ceux de l’an dernier : la proportion de vols retardés s’établit à 18,9% (+ 2,9 points) ; la durée du retard moyen grimpe à 10,9 minutes (+1,6 minute).

Comme en octobre, le nombre de mouvements contrôlés en France métropolitaine a poursuivi en novembre une croissance modérée (+1,3%). Cette progression s’observe sur tous les types de mouvements : survols (+2,2%), vols internationaux et avec l’Outre-Mer (+0,6%), vols domestiques métropolitains (+0,5%).

Source : DGAC

Photo : Aéroport Paris Charles de Gaulle – Source : Air France

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