Air France ne renonce pas au développement accéléré de Transavia France

Boeing 737-800 de Transavia - © transavia

Boeing 737-800 de Transavia – © transavia

Après l’arrêt du mouvement de grève par le SNPL qui n’a pas signé de protocole de sortie de conflit, Air France a fait savoir ce dimanche qu’elle entendait poursuivre le développement accéléré de Transavia France.

 

Deux semaines de conflit avec ses pilotes et de « très longues négociations » n’auront pas abouti à un accord entre la direction et les organisations représentatives des pilotes sur le développement controversé de Transavia France. Mais la détermination d’Air France à développer sa filiale low-cost reste intacte.

« Cette sortie de conflit renforce la détermination de la Compagnie à faire progresser son modèle économique afin de conforter son leadership, » a indiqué ce dimanche 28 Septembre après-midi la compagnie dans un communiqué, après l’annonce par le SNPL, premier syndicat de pilotes chez Air France, qu’il mettait fin à la grève entamée il y a deux semaines.

« Air France confirme sa décision de poursuivre sans délai le développement accéléré de Transavia en France, relais de croissance majeur du Groupe, » a-t-elle poursuivi.

Et Air France tient bon sur le cap qu’elle s’est fixée : « ce développement se fera dans les conditions économiques et sociales compétitives prévues (en particulier : développement au-delà de 14 avions, flotte unique de Boeing 737, conditions d’exploitation et de rémunération de Transavia France, affectation de pilotes d’Air France sur la base du volontariat), » a précisé la compagnie, expliquant que ce projet « permettra la création rapide de 1 000 emplois en France (dont 250 emplois de pilotes). »

Ces conditions avaient été exposées dès vendredi dans le protocole de sortie de conflit soumis aux pilotes par la direction. Cette dernière a déploré aujourd’hui que ce texte, « équilibré et raisonnable, » n’ait pas été accepté par les représentants des pilotes, malgré des propositions sur les contrats de travail et l’avancement. « Air France regrette que les syndicats de pilotes n’aient pas su saisir ces opportunités. » 

Plus tôt dans la journée, le SNPL avait dénoncé de son côté un texte « usine à gaz, » et fait savoir qu’il mettait fin à la grève parce que les « Les conditions du dialogue social ne sont aujourd’hui pas réunies. »  

Mais l’organisation syndicale a également précisé vouloir « poursuivre les discussions dans un cadre plus serein. »   

L’annonce d’Air France intervient alors que le Premier Ministre, Manuel Valls, a soutenu aujourd’hui encore le projet de développement de Transavia France. Il « représente un atout indéniable sur le marché en plein essor du low-cost, » a-t-il dit, en ajoutant que « la ligne de fermeté du gouvernement a[vait] permis de réaffirmer la stratégie de développement de l’entreprise.  » L’Etat reste actionnaire d’Air France-KLM à hauteur de 16% environ.

Mais Air France ne pense pas qu’au développement de Transavia, l’heure est aussi à la « mobilisation » pour « regagner la confiance de ses clients et restaurer la sérénité au sein de son personnel et la cohésion de l’entreprise.« 

« L’équipe de direction, Frédéric Gagey et moi-même sommes conscients du traumatisme que viennent de vivre nos clients, nos salariés et nos partenaires. La priorité est au rassemblement et à l’union de nos forces autour du projet de croissance et de compétitivité du groupe Air France-KLM, Perform 2020. Je souhaite remercier tous ceux qui, convaincus que la croissance est à notre portée si nous nous en donnons les moyens, ont soutenu nos projets de développement. Je veux aussi remercier toutes les équipes d’Air France qui ont effectué, ces 15 derniers jours, un travail remarquable dans des conditions difficiles. A tous, à nos clients et à nos équipes, je veux dire notre confiance et notre engagement pour renouer les liens et repartir de l’avant, » a déclaré Alexandre de Juniac, le PDG du groupe Air France-KLM.

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