Survol de la Sibérie : l’Europe étudie des itinéraires alternatifs

Routes aériennes - © Eurocontrol

Routes aériennes – © Eurocontrol

Les autorités Européennes se tiennent prêtes à l’éventualité d’une restriction de l’espace aérien Russe pour leurs compagnies aériennes. Des itinéraires alternatifs à la route trans-Sibérienne sont à l’étude.

 

Pour éviter que la fermeture de l’espace aérien Russe ne tourne du jour au lendemain au scénario catastrophe, Eurocontrol,  l’autorité en charge du contrôle aérien sur le vieux continent, étudie la mise en place d’itinéraires alternatifs à la route Trans-Sibérienne.

L’organisme basé à Bruxelles estime qu’une centaine de vols chaque jour serait concernée si la Russie décidait de mettre sa menace à exécution.

« En sa qualité de gestionnaire du trafic aérien, Eurocontrol, examine les scénarios possibles, y compris des options de déroutement, en coopération avec ses partenaires, notamment les compagnies aériennes et les autres prestataires de services de la navigation aérienne, » a déclaré une porte-parole d’Eurocontrol à la revue IHS Jane’s.

La Russie envisage de restreindre ou d’interdire le survol de la Sibérie aux compagnies Occidentales en représailles aux sanctions de l’Union Européenne à cause de la crise Ukrainienne, qui ont conduit le 04 Août à l’arrêt des activités d’une filiale d’Aeroflot, la low-cost Dobrolet.

Actuellement à l’étude et pas encore finalisée, la réponse Russe pourrait se traduire par une fermeture totale de son espace aérien aux compagnies Européennes et Américaines pour le transit vers l’Asie, ou bien par des mesures plus modérées comme une modification de la réglementation sur l’utilisation de la route trans-Sibérienne, ou encore un changement des points d’entrée et de sortie du territoire Russe.

Ces décisions ne seraient pas sans conséquences économiques sur les compagnies aériennes, mais leur ampleur dépendrait des aéronefs utilisés ou du choix des itinéraires de contournement par ces compagnies, a indiqué Eurocontrol.

Premier transporteur entre l’Europe et l’Asie du Nord-Est, Air France-KLM serait le premier concerné par une restriction ou une fermeture de l’espace aérien Russe.

Selon certaines sources, le groupe Franco-Néerlandais aurait étudié une route Sud qui rallongerait par exemple de 2h30 environ la liaison entre Paris et Tokyo qui resterait directe (sans escale intermédiaire).

De son côté, Finnair, la compagnie nationale de Finlande, qui serait aussi lourdement impactée par une décision Russe, a évalué en collaboration avec son régulateur différents scénarios, mais les résultats de ceux-ci « ne seront pas rendus publics, » a indiqué Anna Sotaniemi, conseillère auprès du ministère Finlandais des Transports.

La menace Russe reste cependant à pondérer, rien n’indiquant qu’elle sera mise à exécution en raison des conséquences économiques pour la Russie elle-même qui se trouverait alors privée d’une manne financière annuelle d’environ 500 millions de dollars provenant des redevances de survol de son espace aérien.

…….

© 2014 Air Info – Tous droits réservés

Laissez un commentaire