Disparition du vol MH370 : Airbus plaide pour de nouvelles boites noires

Les enregistreurs de vol de l'Airbus A330 AF447 gisant au fond de l'Atlantique

Les enregistreurs de vol de l’Airbus A330 AF447 gisant au fond de l’Atlantique

Treize jours après la disparition du vol MH370, Airbus dit étudier de nouveaux systèmes pour faciliter la récupération des données de vol.

Le Président d’Airbus, Fabrice Brégier, a ajouté sa voix à celles de plus en plus nombreuses dans l’industrie aéronautique qui réclament une amélioration des systèmes de suivi et de localisation des appareils afin de récupérer les « boites noires » (en fait de couleur orange) qui enregistrent les données de vol.

En cas de crash, la récupération de ces données est essentielle pour comprendre les causes de l’accident et éviter qu’il ne se reproduise.

Selon la localisation de l’appareil au moment du crash, la tâche peut s’avérer extrêmement compliquée : il a fallu deux ans pour récupérer les boites noires de l’Airbus A330-200 d’Air France effectuant le vol AF447 entre Rio de Janeiro et Paris. La localisation de l’épave a pourtant été repérée dans les premiers jours qui ont suivi l’accident, mais la profondeur de l’océan Atlantique a rendu la mission longue, délicate et coûteuse. Airbus a participé à ces recherches.

La disparition du vol MH370 met une nouvelle fois en lumière cette problématique.

Alors qu’aucun débris n’a été repéré à ce jour, la localisation de l’épave qui contient les enregistreurs de vol est a fortiori complètement inconnue.

Si, comme le soupçonne les enquêteurs, celle-ci gisait au fond de l’Océan Indien, encore plus profond que l’Atlantique, la récupération des boites noires poserait un véritable défi technologique aux équipes de recherches.

Ainsi, Fabrice Brégier a annoncé  hier jeudi 20 Mars 2014 qu’Airbus planchait sur l’élaboration de nouvelles boîtes noires éjectables ainsi que sur d’autres systèmes qui pourraient aider les enquêteurs à trouver les enregistreurs de vol à la suite d’un accident ou en cas de disparition de l’appareil.

« Nous devons être en mesure de trouver les boîtes noires, ceci est indispensable »,

a-t-il déclaré.

Le Président d’Airbus considère également que l’augmentation de la fréquence à laquelle les messages automatisés sont émis depuis les aéronefs vers les bases au sol constituerait une avancée et que celle-ci est possible avec les technologies existantes.

Certains experts penchent même pour une transmission en continu (en « streaming« ) de l’ensemble des données de vol.

Techniquement réalisable, cette solution idéale n’en serait pas moins coûteuse, en raison des systèmes de communication qu’il faudrait déployer et de la masse des données à stocker pour l’ensemble des vols réalisés dans le monde entier chaque jour (environ 100.000 quotidiennement).

Sans aller jusque là, le Président d’Airbus indique par ses propos que le drame du vol MH370 conduira vraisemblablement l’industrie à remettre en question la technologie actuelle des enregistreurs de vol.

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