Boeing : 2,1 millions de nouveaux pilotes, techniciens et PNC seront nécessaires d’ici 2036

Selon Boeing, l’aviation commerciale aura besoin au cours des vingt prochaines années de 2,1 millions de nouveaux pilotes, techniciens et PNC pour soutenir la croissance des flottes des compagnies aériennes.

Ce sont ainsi 637 000 pilotes, 648 000 techniciens de maintenance et 839 000 hôtesses et stewards (PNC) qui devront être recrutés dans le monde entre 2017 et 2036, indique l’avionneur américain dans sa huitième étude annuelle.

« Avec le développement des économies mondiales et la livraison de dizaines de milliers de nouveaux avions au cours des 20 prochaines années, il existe une demande extraordinaire de personnels pour faire voler ces appareils et les entretenir » , souligne cette étude publiée le 24 juillet.

En comparaison du rapport de l’année dernière, les perspectives de 2017 montrent des besoins de recrutement en hausse d’un peu plus de 3% pour les pilotes et PNC. En revanche, elles sont en baisse de 4,6% pour les techniciens, ce que Boeing explique par l’arrivée d’avions de nouvelle génération (comme le 737 MAX) qui nécessiteront moins d’heures de maintenance.

Sur le plan géographique, c’est en Asie-Pacifique que la demande de personnels sera la plus forte. Concernant les pilotes, cette region nécessitera 253 000 recrutements, devant l’Amérique du Nord (117 000), l’Europe (106 000), le Moyen-Orient (63 000), l’Amérique latine (52 000), l’Afrique (24 000) ainsi que la Russie et la Communauté des États indépendants (CEI, 22 000). Boeing note que « les marchés régionaux, qui ont largement compté sur le recrutement de pilotes à l’extérieur de leurs lieux de résidence, cherchent de plus en plus à recruter, former et développer des pilotes locaux » .

Pour le personnel de maintenance, l’Asie-Pacifique aura besoin de 256 000 nouveaux techniciens, contre 118 000 pour l’Amérique du Nord, 111 000 pour l’Europe, 66 000 pour le Moyen-Orient, 49 000 pour l’Amérique latine, 25 000 pour la Russie et la CEI, et 23 000 pour l’Afrique. Le constructeur basé à Chicago s’attend à ce que la croissance de la flotte mondiale « continue de générer une forte demande pour les techniciens » . Mais il ajoute que les avions de nouvelle génération « contribueront à modérer légèrement la demande » en raison de la fiabilité améliorée et d’intervalles plus longs entre les contrôles.

Enfin, l’Asie-Pacifique nécessitera 308 000 nouveaux personnels de cabine, l’Europe 173 000, l’Amérique du Nord 154 000, le Moyen-Orient 96 000, l’Amérique latine 52 000, l’Afrique 28 000 et la Russie et la CEI 28 000. Ces besoins seront portés par l’expansion des réseaux, la croissance des flottes et l’introduction d’avions à la capacité plus importante. Boeing ajoute que de nombreux marchés régionaux ont également mis à jour leur règlementation pour exiger un plus grand nombre d’équipages de cabine par avion.

L’avionneur considère également que « la diversité et la mobilité grandissantes » des personnels aéronautiques de demain exigeront des formateurs « interculturels, intergénérationnels et multilingues » .

« Au fur et à mesure que la demande de personnel augmentera au cours des deux prochaines décennies, l’industrie du transport aérien devra trouver des solutions novatrices pour les besoins de formation » , poursuit Boeing. Des technologies immersives, un apprentissage adaptatif et de nouvelles méthodes d’enseignement seront également nécessaires à ses yeux pour répondre efficacement à « une large gamme de styles d’apprentissage » .

Photo © Boeing

CS300 airBaltic : sitôt livré, sitôt mis en service (vidéo)

La compagnie aérienne lettone airBaltic revendique un record mondial en ayant mis en service commercial son sixième Bombardier CS300 cinquante minutes seulement après sa réception à l’aéroport de Riga la semaine dernière.

Le sixième CS300 d’airBaltic, immatriculé YL-CSF, s’est posé à l’aéroport de Riga le 21 juillet à 11h15. Le vol de convoyage sans escale depuis Mirabel (Canada), où se situe l’usine de Bombardier, a duré 7h25 pour une distance de 6 470 kilomètres.

L’immobilisation au sol initiale était terminée à 12h06. L’appareil a quitté l’aéroport de Riga à 12h17 pour son premier vol avec des passagers, à destination de Zurich. C’est la première fois que l’immobilisation d’un CS300 a duré si peu de temps avant un vol inaugural, indique la compagnie aérienne dans un communiqué.

Martin Gauss, le directeur général d’airBaltic, « très fier » de son équipe, estime que « nous avons encore démontré notre professionnalisme en tant qu’opérateur de lancement du CS300 avec ce record du monde » .

airBaltic indique qu’à ce jour, sa flotte de CS300 a opéré plus de 2 163 vols réguliers et plus de 5 523 heures de vol. Au total, la compagnie a transporté plus de 245 131 passagers à bord du CS300. Le premier exemplaire lui a été livré le 28 novembre 2016 et a été mis en service entre Riga et Amsterdam le 14 décembre 2016.

airBaltic prévoit d’exploiter vingt CS300 d’ici la fin 2019. Les appareils remplacent et étendent la flotte de Boeing 737-300 et -400 plus anciens. La compagnie effectue ainsi une transition vers une flotte « tout Bombardier » , exploitant aussi douze turbopropulseurs Q400.

Ses CS300 sont aménagés en une classe unique de 145 sièges et desservent depuis Riga des destinations comme Amsterdam, Barcelone, Rome, Moscou, Londres, Paris, Vienne, Athènes ou Madrid. Le nouvel appareil est également en service chez Swiss International Airlines depuis début juin.

airBaltic a réalisé une vidéo de l’entrée en service de son sixième CS300 :

Airbus : trois A330 supplémentaires pour LEVEL

Airbus a annoncé lundi une commande d’International Airlines Group (IAG) portant sur trois A330-200. Les gros-porteurs sont destinés à LEVEL, la nouvelle low-cost long-courrier du groupe ibéro-britannique, qui exploitera ainsi cinq appareils de ce type.

« Suite à l’immense succès qui a accompagné le lancement récent de la marque LEVEL, compagnie low cost long-courrier d’International Airlines Group (IAG) basée à Barcelone, le groupe a sélectionné l’A330-200 en tant qu’avion de prédilection pour l’expansion des opérations » , a fait savoir Airbus le 24 juillet.

Les trois nouveaux A330-200, dont la date de livraison n’est pas mentionnée, viendront s’ajouter aux deux appareils neufs qui ont permis à LEVEL de lancer ses opérations en juin 2017. Ces avions arborent sa propre livrée et relient Barcelone à Los Angeles, San Francisco (Oakland), Buenos Aires et Punta Cana. Ils peuvent accueillir 314 passagers dont 21 en classe Premium Economy et 293 en Economy.

Cette annonce d’Airbus n’est pas une surprise. Quelques jours avant le premier vol de LEVEL, IAG avait annoncé un plan d’expansion pour la nouvelle compagnie, sa cinquième marque après British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus. Le groupe prévoyait en effet que LEVEL dispose de cinq appareils à l’été 2018.

Cette flotte renforcée doit permettre à la low-cost long-courrier d’ouvrir de nouvelles destinations au départ de Barcelone, voire une ou deux nouvelles bases en Europe – Paris et Rome ayant été citées. Reste au groupe à confirmer ses projets.

Selon Airbus, les « coûts d’exploitation inégalés » de l’A330 en font « le produit de référence pour le modèle low cost long-courrier, actuellement en pleine expansion » .

À ce jour, la famille A330 a enregistré près de 1 700 commandes, et plus de 1 300 A330 sont actuellement en service auprès de plus de 110 opérateurs dans le monde. Le constructeur revendique pour cet appareil un taux de régularité technique de 99,4%.

Photo : Airbus A330-200 de LEVEL à Barcelone-El Prat – © LEVEL

MAKS 2017 : un salon en demi-teinte pour l’Irkut MC-21

Le salon MAKS 2017 n’aura pas été un franc succès pour le nouveau MC-21 d’Irkut Corporation. Le constructeur russe engrange une seule intention de commande, avec Angara Airlines pour trois MC-21-300. En revanche, la société de leasing Ilyushin Finance Co (IFC) a placé une quarantaine d’appareils qu’elle avait déjà commandés.

Le 19 juillet, au deuxième jour du salon, Irkut a signé une lettre d’intention d’achat avec Angara Airlines portant sur trois MC-21-300. La compagnie est basée dans les villes d’Irkoutsk et Novossibirsk en Sibérie.

Cet accord viendra compléter modestement le carnet de commandes d’Irkut, qui comprenait, avant la manifestation, 175 commandes fermes et 100 intentions de commandes pour le MC-21. Toutes émanent d’ailleurs de compagnies aériennes ou sociétés de financement russes ou de la CEI.

Parmi les loueurs déjà clients du monocouloir, Ilyushin Finance Co (IFC) a finalisé un contrat de leasing avec Red Wings Airlines pour 16 MC-21-300. Les appareils doivent rejoindre la flotte de la compagnie aérienne basée à Moscou-Vnukovo entre 2019 et 2021. Quatre d’entre eux seront alimentés par les moteurs russes PD-14 d’Aviadvigatel, les douze autres par les PW1400G PurePower de Pratt & Whitney.

Au premier jour du salon également, IFC a conclu une lettre d’intention avec VIM Airlines portant sur la location de 15 MC-21-300 dans le cadre de contrats de 12 ans. Les appareils sont livrables entre 2021 et 2024. La compagnie qui opère depuis Moscou-Domodedovo n’a pas encore choisi la motorisation. Les parties espèrent finaliser leur accord d’ici la fin de l’année.

Le 19 juillet, Saratov Airlines a signé avec IFC une lettre d’intention pour six MC-21-300 en leasing opérationnel sur douze ans. Les parties comptent également finaliser leur accord d’ici la fin 2017. La compagnie régionale russe doit encore se prononcer sur la motorisation.

À noter, Red Wings Airlines, VIM Airlines et Saratov Airlines ont décidé toutes les trois d’aménager leurs MC-21-300 en configuration monoclasse « haute densité » avec 211 sièges.

Enfin, le 19 juillet, Alrosa Airline, fondée par la société russe éponyme d’extraction de diamants, a signé une lettre d’intention avec IFC pour trois MC-21-300 en leasing opérationnel sur 12 ans, avec des options pour trois appareils supplémentaires. Les avions devraient rejoindre la flotte d’Alrosa en 2023-2025 pour remplacer des Tupolev TU-154 et Boeing 737. La configuration n’a pas été détaillée. Les parties sont convenues d’établir les conditions de l’opération d’ici octobre.

Le salon MAKS, qui se tient une année sur deux à l’aéroport de Joukovski à 35 km de Moscou, ferme ses portes ce dimanche 23 juillet. Le MC-21 était d’ailleurs le grand absent de la manifestation. Le constructeur a préféré poursuivre la campagne d’essais en vol qu’il mène en Sibérie, sur son centre d’Irkoutsk.

Le premier prototype du MC-21-300 a effectué son baptême de l’air le 28 mai dernier. Au 18 juillet, Irkut avait réalisé neuf vols d’essais, et poursuivait l’analyse des données recueillies.

Après une trentaine de vols, le MC-21-300 gagnera le centre de Joukovski pour la campagne de certification. Trois autres prototypes du MC-21-300 se joindront aux essais en 2018. Ils sont actuellement en cours d’assemblage.

Photo © Irkut Corporation

United repousse la livraison de ses quatre premiers A350-1000

United Airlines a repoussé à une date indéterminée la livraison de ses quatre premiers Airbus A350-1000 prévus initialement en 2018.

La compagnie américaine, qui a commandé 35 A350-1000, ne commencera pas à recevoir les appareils l’année prochaine.

Le 18 juillet, lors de la présentation de ses résultats du 2e trimestre 2017, United a indiqué qu’elle retardait la livraison de quatre A350 prévus en 2018, sans donner de nouvelle date.
Le lendemain, Scott Kirby, le président de United Continental, a précisé à des analystes et journalistes que ces quatre avions représentaient la totalité des A350 prévus pour la compagnie en 2018. Le dirigeant s’est refusé à tout commentaire sur cette décision.

United attend désormais son premier A350-1000 en 2019, selon le site Flightglobal. Toutefois, la compagnie est en train d’examiner à la loupe sa commande passée en 2009. « Nous envisageons différentes alternatives » , a déclaré en février dernier Andrew Levy, le directeur financier de United.

À présent, les trois principales compagnies américaines ont retardé la livraison d’A350.

En mai dernier, Delta Air Lines a repoussé de deux à trois ans dix A350-900 sur vingt-cinq commandés. Le transporteur d’Atlanta a expliqué qu’il s’agissait d’adapter ses besoins en gros-porteurs. Il a cependant reçu son premier A350 plus tôt ce mois-ci.

American Airlines a quant à elle reporté à la fin 2020 l’arrivée du premier de ses vingt-deux A350-900, évoquant la nécessité d’ajuster ses dépenses en capital et la flexibilité de son plan de flotte.

United : un premier 787-10 dès la fin 2018

Si United retarde l’arrivée de l’Airbus A350, ses projets pour le Boeing 787-10 sont inchangés. La compagnie recevra le premier de ses quatorze exemplaires fin 2018 pour une mise en service en 2019, a confirmé Scott Kirby mercredi. En outre, deux 787-10 prévus en 2019 seront livrés plus tôt cette année-là.

Par ailleurs, United commencera à recevoir ses Boeing 737 MAX en 2018. La livraison de douze MAX 9 est avancée à 2019. Le premier MAX 10 est prévu en 2020.