Le trafic aérien français dans une bonne dynamique en mai (+3,9%)

Après un mois d’avril exceptionnel, le transport aérien français a continué de progresser en mai 2017, a indiqué la DGAC dans son étude mensuelle, TendanCiel. Le nombre de voyageurs transportés en mai est supérieur de 3,9% à celui réalisé en ce même mois l’année précédente. En cumul annuel, le marché aérien français a progressé de 5,9% et, pour la première fois, atteint le cap des 60 millions de passagers dès le mois de mai.

Le marché intérieur reste bien orienté (+1,3%) malgré l’atonie de son principal segment, les lignes radiales qui voient en effet leur fréquentation fléchir légèrement (-0,4%) avec une tendance plus marquée sur les deux principales dessertes (Toulouse -1,9%, Nice -1,2%). Comme en avril, ce sont les liaisons transversales métropolitaines (+4,1%) et le marché domestique ultramarin (+3,9%) qui se distinguent par leur vivacité. En cumul annuel, le trafic intérieur est en hausse de +2,3% au terme du mois de mai avec une tendance positive s’étendant à chacun de ses marchés.

Le trafic international est marqué par une croissance solide (+4,5%), touchant de façon très homogène l’ensemble des continents : la hausse varie entre +5,2% sur l’Afrique et +3,9% sur l’Asie. En termes de pays, Russie (+21,0%) et Tunisie (+12,9%) confirment leur regain d’attractivité ; Maroc (+8,5%), Japon (+7,7%) et États-Unis (+6,7%) se signalent également par leurs bonnes performances. À l’inverse, Brésil (-11,8%) et Turquie (-8,3%) sont en baisse ; la tendance est également à la décrue sur l’Algérie (-2,3%) ainsi que les Émirats Arabes Unis (-3,6%).

Côté pavillons, l’écart entre les transporteurs nationaux et leurs concurrents continue de se creuser plus particulièrement sur le marché domestique (-0,9% contre +9,8%), alors qu’à l’international les performances sont plus rapprochées (+3,7% contre +4,9%). En nette réduction par rapport aux premiers mois de l’année, le différentiel de croissance en défaveur des acteurs nationaux s’établit en mai à 3,2 points (soit la meilleure valeur mensuelle obtenue depuis un an) ; en cumul annuel, il est ramené à 5,2 points. En part de marché, l’effritement du pavillon français se poursuit : -1,2 point en nombre de passagers, -1,0 point en passagers kilomètres transportés (PKT).

Côté aéroports, la fréquentation des dix premières plateformes évolue de façon contrastée. À Paris, comme lors du mois précédent, CDG (+3,7%) progresse davantage qu’Orly (+0,8%) ; en cumul annuel, les deux terrains affichent désormais sensiblement la même progression aux alentours de +5%. En région, Nantes (+13,0%) et Toulouse (+12,8%) poursuivent la course en tête avec une croissance toujours à deux chiffres ; Lyon (+6,2%), Bordeaux (+6,0%) et Marseille (+4,0%) enregistrent également une hausse d’activité significative. La situation évolue de manière plus mitigée à Nice (+1,5%) et Bâle-Mulhouse (-0,3%) ; quant à Beauvais, le repli reste marqué (-7,8%).

Les indicateurs relatifs au retard affichent des valeurs assez similaires à celles d’avril, mais nettement meilleures que celles de mai 2016, qui avait été marqué par des mouvements sociaux : le nombre de vols retardés au départ de plus d’un quart d’heure est ramené à 23,0% (soit -2,8 points), le retard moyen tous vols confondus s’est réduit de 2,1 minutes passant de 14,7 minutes à 12,6 minutes.

Le nombre de mouvements contrôlés en France métropolitaine continue à fortement progresser en mai (+5,0%). L’essor des survols du territoire national demeure très soutenu (+8,1%). Le nombre de mouvements touchant la Métropole croît plus modérément (+2,1%), hausse qui se vérifie tant sur les vols à l’international et avec l’Outre-Mer (+2,5%) que sur les vols domestiques métropolitains (+1,1%).

Source DGAC – Photo Eric Salard CC BY-SA 2.0 : Aéroport Paris-Charles de Gaulle terminal 2F

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