ATR propose à ses clients un ATR 42-600S

ATR propose désormais à ses clients et prospects l’ATR 42-600S, une version de l’ATR 42-600 dotée d’une nouvelle fonctionnalité dite « STOL » (Short Take-Off and Landing), permettant de réduire les distances de décollage et d’atterrissage. Le constructeur de turbopropulseurs, qui cherche à relancer les ventes de son plus petit modèle, voit dans ce marché « un fort potentiel » .

Au troisième jour de l’édition 2017 du salon du Bourget, ATR a annoncé qu’il évaluait le marché en vue du lancement de l’ATR 42-600S. « Nous proposons désormais à nos opérateurs l’ATR 42 600S et espérons obtenir un retour positif de la part du marché » , a déclaré mercredi 21 juin Christian Scherer, le président exécutif d’ATR. « Nous avons décidé de fournir une meilleure solution au problème d’accessibilité des pistes, permettant ainsi également d’accroître l’offre de services aériens dans les zones isolées » .

L’ATR 42-600S permettra de réduire à seulement 800 mètres la longueur minimale de piste requise pour décoller et atterrir lorsque l’avion est à pleine charge. Grâce à cette évolution de l’ATR 42-600, ATR estime que « des centaines d’aéroports » disposant de pistes d’une longueur de 800 à 900 mètres pourront accueillir cet appareil, offrant aux opérateurs de nouvelles opportunités commerciales.

L’ATR 42-600 n’a recueilli dernièrement qu’un faible nombre de commandes : deux appareils seulement ont été vendus en 2016 et onze en 2015. Les compagnies aériennes semblent aujourd’hui préférer la version ATR 72-600 à la capacité plus importante. Mais pour son plus petit modèle, ATR table sur les besoins en renouvellement des appareils de 30 à 50 places actuels.

« Aujourd’hui, une flotte vieillissante comptant près de 2 200 avions régionaux de 30 à 50 places vole à travers le monde. Les turbopropulseurs représentent près de 60 % de ces appareils (1 200 avions) et fournissent des liaisons essentielles pour de petites communautés isolées. Ces turbopropulseurs desservent aujourd’hui plus de 3 100 routes, dont un tiers s’appuie exclusivement sur ces appareils » , explique ATR dans un communiqué.

Or ces avions régionaux d’ancienne génération, « de moins en moins efficaces » , devront être remplacés dans les années à venir. « L’ATR 42 remplit parfaitement les critères du marché, grâce à sa modernité, à sa fiabilité, et aux plus hauts niveaux de confort offerts à ses passagers » , fait valoir l’avionneur.

ATR vise particulièrement le marché de renouvellement des appareils de 30 places : Il assure que l’ATR 42 offre des coûts opérationnels identiques mais avec l’avantage de sièges supplémentaires et donc de coûts unitaires moins élevés. L’ATR 42 dispose « du potentiel nécessaire pour stimuler la demande » , selon le constructeur.

ATR, qui est une co-entreprise entre Airbus et Leonardo, évalue ainsi à 600 le nombre de livraisons potentielles de turbopropulseurs de 50 places dans les 20 prochaines années.

 

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