IATA : les bénéfices des compagnies aériennes dépasseront les 31 milliards de dollars en 2017

L’Association du transport aérien international (IATA) a révisé à la hausse sa prévision de bénéfices pour les compagnies aériennes et s’attend maintenant à ce que ces dernières enregistrent des profits supérieurs à 31 milliards de dollars cette année.

Selon un communiqué de l’IATA, les compagnies aériennes devraient réaliser en 2017 un bénéfice global de 31,4 milliards de dollars pour des recettes de 743 milliards de dollars. L’association s’attendait jusqu’ici à profits de 29,8 milliards pour un chiffre d’affaires de 736 milliards.

« Ce sera encore une année solide pour l’industrie aérienne. La demande est plus forte que prévu, tant dans le secteur passagers que dans le secteur du fret aérien » , déclare Alexandre de Juniac, le directeur général et chef de la direction de l’IATA. Toutefois, la rentabilité des compagnies aérienne est en baisse. « Alors que les recettes augmentent, les gains sont comprimés par l’augmentation des dépenses de carburant, de main-d’œuvre et de maintenance » , explique le dirigeant.

L’IATA prévoit en effet que les compagnies aériennes obtiendront en 2017 des bénéfices nets de 7,69 dollars par passager. Il s’agit d’une diminution par rapport aux chiffres de 9,13 dollars en 2016 et 10,08 dollars en 2015.  La marge bénéficiaire moyenne s’établit à 4,2 %, en baisse par rapport à la marge de 4,9 % en 2016.

« Avec des gains de 7,69 dollars par passager, il n’y a guère de marge de manœuvre » , estime Alexandre de Juniac. « C’est pourquoi les compagnies aériennes doivent demeurer vigilantes quant aux augmentations de coûts, notamment ceux liés aux taxes, à la main-d’œuvre et aux infrastructures » .

Par ailleurs, l’IATA note de fortes disparités régionales. L’Amérique du Nord génère environ la moitié des profits de l’industrie (15,4 milliards de dollars). L’Europe et l’Asie-Pacifique y ajouteront chacune 7,4 milliards. Les transporteurs d’Amérique latine et du Moyen-Orient devraient enregistrer des gains beaucoup plus modestes, de 800 millions et 400 millions de dollars respectivement. Les compagnies aériennes d’Afrique prévoient des pertes de 100 millions de dollars.

Pour effectuer ses prévisions, l’IATA table sur une croissance du PIB mondial de 2,9 % en 2017, ce qui serait la meilleure performance économique depuis 2011.

Quelques indicateurs clés de la force de la connectivité mondiale :

  • Le prix moyen du billet d’avion aller-retour en 2017 devrait s’établir à 353 dollars, soit 64 % de moins qu’en 1996 (après rajustement pour tenir compte de l’inflation).
  • Le tarif moyen du fret aérien en 2017 devrait s’établir à 1,51 dollars par kilogramme (en dollars de 2016), soit une diminution de 69 % par rapport à 1996.
  • Le fret aérien transporte, en valeur, environ 35 % des biens échangés à l’échelle mondiale.
  • Le nombre de paires de villes desservies par l’aviation devrait atteindre 19 699 en 2017, soit une augmentation de 99 % par rapport à 1996.
  • Les dépenses touristiques totales dans le monde, rendues possibles par le transport aérien, devraient augmenter de 5,2 % en 2017 pour atteindre 685 milliards de dollars.
  • Les compagnies aériennes prévoient prendre livraison d’environ 1 850 nouveaux aéronefs en 2017, dont la moitié remplaceront des appareils plus anciens et moins efficaces sur le plan énergétique. La flotte commerciale mondiale augmentera ainsi de 3,8 %, ce qui portera le nombre d’appareils à 28 645.

Photo E T T T O / Unsplash / CC0

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