Attaque d’Orly : ADP contre les fouilles à l’extérieur des aéroports

Le PDG du groupe ADP, Augustin de Romanet, s’est prononcé contre l’installation de filtres de sûreté à l’extérieur des aéroports. À la place il a préconisé, « à terme » , la reconnaissance faciale pour identifier les personnes dangereuses.

Répondant aux questions d’Alexandra Bensaid sur France Info deux jours après l’agression d’une militaire à Paris-Orly, le dirigeant des deux aéroports parisiens a confirmé que « l’agresseur d’Orly n’a pas été fouillé à l’entrée de la zone publique » et a donné sa position : « Faut-il fouiller chaque personne à l’entrée de la zone publique? Ma conviction est plutôt que non » , a déclaré Augustin de Romanet en expliquant que cela créérait « de nouvelles files d’attentes, de nouveaux abcès de fixation qui sont des cibles extraordinaires pour des cibles potentielles » .

De même, des « check points placés à 5 ou 6 km de l’aéroport » , comme c’est le cas à l’aéroport de Tel Aviv-Ben Gourion, ne sont « pas réalisables en l’état actuel » dans les aéroports parisiens où ils provoqueraient d’énormes embouteillages.

« Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas de dispositif de sécurité ultra-performant « , a souligné Augustin de Romanet, qui préconise la reconnaissance faciale. « La cible que nous devons atteindre, c’est celle qui consisterait à avoir en mémoire les caractéristiques des visages de toutes les personnes qui sont suspectées d’être dangereuses, et d’avoir des caméras qui avec la reconnaissance faciale, identifient sans délai la connexion entre le visage fiché et l’image prise par la caméra » , a-t-il précisé. La technologie est déjà mise en oeuvre à Orly mais « pour faciliter la rapidité du passage aux frontières, pas pour détecter les personnes jugées dangereuses » . 

Au lendemain de l’attentat à l’aéroport de Bruxelles en mars 2016, le Conseil européen des aéroports (ACI Europe), s’était également déclaré contre des contrôles de sécurité supplémentaires aux abord des aéroports. Une telle mesure serait « irréaliste et inefficace » et reviendrait à « déplacer la cible plutôt qu’à la sécuriser » , avait expliqué cette organisation. Elle plaide pour le renforcement des moyens de collecte, de coordination et de partage des renseignements et des données entre les autorités et les aéroports.

Photo © DGAC : aéroport de Paris-Orly

One thought on “Attaque d’Orly : ADP contre les fouilles à l’extérieur des aéroports

  1. Comme toujours en France (et dans toute l’Occident), c’est l’argent qui prime. Donc pour eux hors de question de dépenser en personnel pour la sécurité des passagers 🙁

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