LAM Mozambique : le 737 n’a pas été percuté par un drone

Le Boeing 737-700 de la compagnie LAM Mozambique, dont le radôme a été trouvé endommagé après l’atterrissage à Tété début janvier, n’a pas été percuté par un drone : ce radôme présentait un défaut structurel, selon l’autorité de l’aviation civile du Mozambique.

LAM Mozambique avait indiqué que, lors de la phase d’approche à l’aéroport de Tété, l’équipage avait entendu « un bruit » et immédiatement suspecté une collision avec un « objet extérieur » . Une inspection après l’atterrissage avait permis de constater les dégâts sur le radôme, côté droit. Aucun signe de collision avec un oiseau n’avait été repéré (plumes, traces de sang). De nombreux médias avaient alors imputé l’incident à un drone.

Un rapport préliminaire a été présenté à Maputo mardi dernier. Cité par le journal anglophone Club of Mozambique, le président de l’autorité de l’aviation civile (IACM), Joao de Abreu, a déclaré qu’aucun objet volant n’a heurté le Boeing 737 – même si cette hypothèse a été envisagée par la compagnie elle-même. Aucune activité de drone n’a d’ailleurs été repérée autour de l’aéroport.

Selon Joao de Abreu, le radôme présentait en fait un problème structurel – un défaut « matériel » .  Ce radôme a été acquis en tant que pièce d’occasion et a subi une défaillance lors du vol, sous l’effet de la pression des flux d’air, « en raison de réparations défectueuses dans le passé » . Il a été installé lors d’une grande révision en Afrique du Sud le 27 juin 2016.

Après le remplacement de cet élément, le Boeing 737 a été remis en service sur les routes de LAM Mozambique, a également indiqué le président de l’autorité de l’aviation civile.

 

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