Développement durable : le transport aérien français poursuit ses efforts

En dépit d’un contexte économique difficile sur le plan de la compétitivité et de l’emploi, le transport aérien français poursuit ses efforts en matière de RSE afin d’améliorer sa performance environnementale (gaz à effet de serre) et sociétale, notamment en terme d’emploi et de formation, a indiqué vendredi la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM).

La FNAM, qui représente 95% du transport aérien français, vient de publier, pour la 8ème année consécutive, ses baromètres Observatair.

Dans le domaine social, ces derniers soulignent un augmentation du nombre de contrats en alternance avec 2 349 contrats en 2014, contre 1 912 contrats en 2013, soit un chiffre en hausse de 23% malgré le recul des créations d’emplois. En outre, 30% des entreprises ont mis en place une politique ou des actions en faveur de l’emploi des personnes handicapées, chiffre qui devrait s’améliorer pour les prochaines années grâce au partenariat à venir entre l’aérien et l’AGEFIP (Association pour la Gestion, la Formation et l’Insertion des Personnes Handicapées)

Dans le domaine économique,168 programmes en faveur du développement durable sont soutenus volontairement tels le développement du territoire, le soutien humanitaire, ou encore l’insertion des jeunes.

Dans le domaine environnemental, 93% de la flotte d’aéronefs des entreprises se situe dans le groupe acoustique n°5, le plus silencieux en matière de nuisances sonores. Ces baromètres notent également une réduction continue de la consommation moyenne de carburant par passager (3,4L pour 100 km par passager, contre 3,5L en 2014 et 4,02L en 2007). En effet, les compagnies aériennes diminuent leur consommation de carburant et donc les émissions de gaz à effet de serre. En outre, la FNAM rappelle que l’aviation, avec 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est le premier secteur à mettre en place un système mondial de réduction de ses émissions, applicable dès 2021.

Selon Alain Battisti, Président de la FNAM et de Chalair Aviation, « pour beaucoup, l’heure est à la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE), qui permet à chaque entreprise de traduire de manière concrète les enjeux sociétaux les plus significatifs au regard de son activité et des attentes de ses parties prenantes (clients, collaborateurs, associations, etc.) » .

Par ailleurs la FNAM a publié un Guide des bonnes pratiques RSE de l’aérien illustrant, au travers d’exemples concrets, les actions en matières de RSE mises place par les entreprises de l’aérien et établissant des recommandations. Des exemples sont disponibles dans le guide complet téléchargeable en cliquant ici.

Pour mémoire, la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) est la contribution concrète d’une organisation aux objectifs du développement durable, c’est-à-dire l’intégration, par l’entreprise, des préoccupations sociales, sociétales, environnementales et de gouvernance de sa stratégie à sa gestion et aux relations avec ses parties prenantes. La FNAM y voit, « plus qu’une contrainte, une opportunité qui permet de renforcer les performances de l’entreprise tout en assurant sa pérennité » .

La FNAM représente plus de 100 000 emplois dont 72 000 au sein des compagnies aériennes (Aigle Azur, Air Caraïbes, Air France, Chalair, Corsair International, HOP! Air France, Transavia, XL Airways) et 30 000 au sein de l’assistance en escale et des gestionnaires d’aéroports.

Photo 贝莉儿 NG CC0 / Unsplash