Air France-KLM passe le cap des 90 millions de passagers

Air France-KLM a transporté 93,4 millions de passagers en 2016, soit une croissance de 4,0% en comparaison de l’année précédente. Mais l’évolution des différentes compagnies aériennes reste contrastée au sein du groupe. 

Selon un rapport publié le 9 janvier, le groupe franco-néerlandais passe le cap symbolique des 90 millions de passagers annuels en 2016. Pour mémoire, il avait transporté 89,8 millions de passagers l’année précédente. Le coefficient d’occupation des sièges gagne 0,2 point à 85,7%, avec un trafic en hausse de 2,0% (PKT) pour une capacité en hausse de 1,7% (SKO).

Cependant, l’évolution des différentes compagnies aériennes reste contrastée au sein du groupe. Air France et HOP! repassent sous la barre des 50 millions de passagers : 49,7 millions en 2016 contre 50,4 millions en 2015, soit une décroissance de 1,4%. Sur le total de l’année écoulée, 15,3 millions de passagers ont été transportés sur long-courrier (-1,3%) et 34,3 millions sur court et moyen-courrier (-1,4%). Le coefficient d’occupation recule légèrement de 0,1 point et s’établit à 84,2%, avec une capacité et un trafic tous les deux en baisse de 1,4%.

A contrario, KLM passe la barre des 30 millions de passagers (30.399.000), signant une croissance de 6,4%. Le coefficient d’occupation gagne 2,1 points, à 84,3%, avec une capacité en hausse de 3,9% pour un trafic en hausse de 4,8%.

La low-cost Transavia a quant à elle transporté 13,2 millions de passagers, en forte hausse de 22,7%. Le coefficient d’occupation perd 1,0 point et s’établit à 88,9% avec une capacité en hausse de 14,3% pour un trafic en hausse de 13,1%.

Concernant l’activité cargo, le trafic (TKT) est en recul de 6,3% pour une capacité (TKO) en baisse de 4,6%. Le coefficient de remplissage perd 1,1 point à 59,3%.

De solides résultats en décembre

Ces données annuelles font suite à un mois de décembre marqué par de solides résultats pour toutes les composantes du groupe : Air France-KLM a transporté 7,2 millions de passagers le mois dernier (+7,6%), dont 4,0 millions pour Air France et HOP! (+2,8%), 2,4 millions pour KLM (+8,3%) et 0,7 million pour Transavia (+37,4%).

Pour Air France, HOP! et KLM, le groupe signale une hausse du trafic (+5,5%) et du coefficient de remplissage (+2,7 points à 85,5%) sur l’ensemble du réseau à l’exception de l’Afrique. Néanmoins, il rappelle que la base de comparaison (décembre 2015) avait été impactée par les attaques terroristes de Paris en novembre 2015. La recette unitaire de décembre est en baisse par rapport à l’an dernier, « mais dans une proportion moindre que les mois précédents » .

Concernant Transavia, le groupe explique la forte hausse de capacité (29,8%) et du trafic (31,0%) par l’ouverture de nouvelles destinations au départ d’Amsterdam et de France et le développement de la base de Munich.

Pour l’activité cargo, le trafic (TKT) est en recul de 1,6% pour une capacité (TKO) en baisse de 4,2%. Le coefficient de remplissage gagne 1,7 point à 59,3%. La recette unitaire est « en baisse » comparée à décembre 2015.

Visuel © KLM

2 thoughts on “Air France-KLM passe le cap des 90 millions de passagers

  1. Pour moi, Transavia DOIT poursuivre son développement en Europe, y compris par de la croissance externe, afin de rattraper Vueling et compagnie???
    Pour moi, le développement de « Boost » en LowCost long courrier ne peut se concevoir QUE sur la base de Hub(s) différent(s) de CDG et Amsterdam,
    Pour moi, le développement de « Boost » ne peut se concevoir QUE en s’appuyant sur des bases Transavia solides (Nantes et/ou Lyon en France -pour ORY pas de créneaux disponibles…- ,
    Munich en Allemagne,…)
    Pour moi, il faut que le SNPL cesse de vouloir le beurre et l’argent du beurre : les conditions de travail & de rémunérations actuelles chez AF ne sont pas compétitives et nécessitent d’évoluer… pour que ce ne soit pas au détriment des salariés dans leur ensemble, ni au détriment de certains salariés par rapport à d’autres (cf la toute-puissance du SNPL AF chez Hop ou Transavia !), il faut qu’une grille de promotion soit revue, en envisageant le passage de Hop à Transavia, de Transavia à AF, etc, pour fluidifier les possibilités de promotion, sans augmenter les coûts, mais simplement en faisant en sorte que les revenus des salariés augmentent à chaque change de poste ou d’appareil. Parallèlement, il faut définir une grille intermédiaire, pour les nouveaux entrants à un poste, moindre que les avantages acquis actuels… Ainsi, progressivement, les coûts pour l’entreprise baisseront, mais les revenus individuels des promus progresseront… bref négocier capacité d’évolution contre modération salariale…
    Bien sur, lorsque je parle de rémunération, on peut aussi jouer sur le temps de travail, les avantages, …
    Pour réduire les frais de structure, il faut fusionner Hop et Transavia, le personnel Hop conservant ses conditions actuelles, mais en cas de promotion sur des avions plus gros ou sur de meilleurs postes (OP devenant CdB…), la progression salariale sera moindre, mais ainsi, la compétitivité du groupe permettra une multiplication des promotions disponibles !
    Dernier point : pour un véritable esprit de groupe, il faut :
    – que les GP soient valables sur l’ensemble des compagnies du groupe
    – que l’ancienneté soit globalisée, que ce soit dans une compagne du groupe ou dans une autre !!!
    J’espère que l’intérêt d’AirFrance-KLM sera la priorité pour tous, direction comme syndicats … on peut rêver ! (et surtout, qu’ils arrêtent de se renvoyer la balle : « toi d’abord !!! »)

  2. Je suis d’accord sur certain points:
    – Transavia doit continuer son développement en Europe avec l’achat / location de nouveaux avions et ouvertures de lignes bases, pour mieux concurrencer les autres low – cos. Surtout ORY est saturée donc l’ouverture de nouvelle ligne me parait compliquer, tout comme AMS commence a être saturé (Source : http://www.routesonline.com/news/29/breaking-news/270462/amsterdam-schiphol-works-to-overcome-capacity-tight-spot/).

    – Le project doit se developper a CDG ou AMS, Transavia est jeune et bridée (merci au pilote d’AF qui ont fait grève pendant 2 semaines et ont fait perde 400 millions d’euro au passage). Faire des longs courriers a partir de petit aéroport secondaire ne serait pas rentable, elle doit se developper en parallèle avec une compagnie régulière qui l’alimente en passager. Ce qui me parait être le plus juste c’est de développer Boost a AMS (redevance aéroportuaires beaucoup moins chère et elle profiterais du puissant réseau court / moyen / long courrier de KLM), car faire une low cost avec ses propres pilotes (donc salaire, avantages et grève) et juste des PNC moins bien paye n’en fera pas une low – cost.

    – Pour le cas du SNPL c’est essayer d’éteindre un feux avec du vent. Actuellement AF repose sur un équilibre délicat (le benefice est du au faible cout du pétrole), le SNPL joue avec le feux en négociant a leur gise les plans pour qu’AF retrouve sa compétitivité.
    AF ira mieux (en interne) si elle reprenait le plein contrôle de son entreprise au SNPL (et autres syndicats).

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