2017 : ce dont rêvent les compagnies aériennes européennes

Moins de grèves des contrôleurs aériens, moins de redevances aéroportuaires et moins de taxes : les principales compagnies aériennes européennes ont adressé leurs désidératas à Bruxelles pour l’année 2017.

À l’occasion d’une réunion fin décembre avec Violetta Bulc, la Commissaire européenne aux transports, les dirigeants des compagnies Air France-KLM, easyJet, IAG, Norwegian, airBaltic, Volotea et Lufthansa, réunies au sein de l’association Airlines for Europe (A4E), ont exprimé leurs attentes sur les principaux enjeux de 2017.

Au premier rang de leurs préoccupations, les grèves des aiguilleurs du ciel. L’A4E a compté 22 mouvements de grève en 2016 dans les différents services nationaux de la navigation aérienne en Europe. Un record. Et cela n’est pas sans conséquences économiques. L’association chiffre à 12 milliards d’euros l’impact des 217 journées de grève des contrôleurs aériens depuis 2010. Elle réclame des mesures concrètes à la Commission européenne pour minimiser les effets de ces mouvements sociaux à répétition. Les demandes portent sur la mise en place d’une procédure d’arbitrage obligatoire avant le dépôt d’un préavis de grève, un délai d’au moins 72 heures pour notifier les compagnies aériennes afin qu’elles aient le temps de s’organiser, et l’autorisation de survoler un pays affecté par un mouvement social avec l’aide de contrôleurs étrangers.

L’A4E réclame aussi une réforme de la directive européenne sur les redevances aéroportuaires. L’actuelle réglementation est jugée inefficace. L’association regrette que des aéroports « abusent » de leur situation de monopole pour fixer les redevances, qui représentent jusqu’à 20% des coûts des compagnies aériennes. Pour l’A4E, il s’agit que la fixation de ces redevances soit encadrée.

Un autre élément de cette « wish list » est la modération, voire la suppression des taxes nationales sur le transport aérien. L’association demande aux États membres de ne pas considérer uniquement les gains budgétaires à court terme mais plutôt de prendre en compte les effets positifs du transport aérien sur le long terme. La Commission européenne est priée d’embrasser et soutenir cette initiative.

Enfin, l’A4E demande que l’Europe revoit son système de quotas pour les émissions polluantes du transport aérien (ETS) à la lueur de l’accord signé en 2016 dans le cadre de l’OACI.

« L’union européenne a lancé une nouvelle stratégie pour l’aviation en 2015 » , rappelle dans un communiqué Thomas Reynaert, le directeur Général de A4E. « Nous avons déjà vu des avancées importantes, mais la Commission européenne et les États membres doivent prendre des mesures plus énergiques pour accroître la compétitivité des compagnies aériennes et veiller à ce que plus de 900 millions de passagers puissent bénéficier de tarifs plus bas et de plus de choix » , demande-t-il.

Lancée en janvier 2016, l’A4E regroupe aujourd’hui les compagnies Aegean, airBaltic, Air France-KLM, Cargolux, easyJet, Finnair, Icelandair, International Airlines Group (IAG), Jet2.com, Lufthansa Group, Norwegian, Ryanair, TAP Portugal et Volotea, qui transportent ensemble 70% des passagers aériens en Europe.

Photo source A4E

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