Crash de LaMia en Colombie : la panne de carburant confirmée dans un rapport préliminaire

Le crash de l’Avro RJ85 de la compagnie charter LaMia en novembre dernier près de Medellin en Colombie est bien dû à une panne de carburant, a confirmé hier l’autorité de l’aviation civile colombienne (Aerocivil) dans un rapport préliminaire.

28 jours après cet accident, Aerocivil a présenté un rapport d’étape factuel. Les informations ont été recueillies à partir des enregistreurs de vol, retrouvés moins de 24 heures après le crash, et sur la base des entretiens avec les survivants, les différents témoins et les sauveteurs. Au total, 23 experts de la Colombie, du Brésil, de la Bolivie, du Royaume-Uni et des États-Unis participent à l’enquête.

« Selon le rapport préliminaire, les enquêteurs n’ont identifié aucune défaillance technique susceptible d’avoir contribué à l’accident ni relevé un acte de sabotage ou une tentative de suicide. Les données recueillies montrent également que l’avion a subi une panne de carburant » , a indiqué Aerocivil dans un communiqué.

Parti de Santa Cruz de la Sierra en Bolivie, l’Avro RJ-85 de LaMia s’est écrasé le 28 novembre dans une zone montagneuse alors qu’il approchait de l’aéroport José María Cordova de Medellin en Colombie.

« Les dommages de l’appareil et l’ampleur de l’impact établissent l’absence d’incendie et laissaient une chance de survie minimale à l’équipage et aux passagers. Dans l’accident, six des 77 occupants ont survécu » , rappelle également l’autorité colombienne.

De plus, une équipe de trois enquêteurs dirigée par le directeur d’Aerocivil, Freddy Bonilla, s’est rendue en Bolivie pour obtenir des documents et des preuves complémentaires auprès des autorités aéronautiques et de la justice de ce pays. « Au cours de cette démarche, l’Administration des aéroports et des services auxiliaires de la navigation aérienne de la Bolivie (Aasana) ne disposait pas et n’a pas fourni les informations demandées » , indique Aerocivil.

Une vidéo d’Aerocivil présente les résultats de l’enquête préliminaire. La responsabilité de la compagnie LaMia, des autorités boliviennes et des pilotes apparaît en filigrane. L’Avro RJ85 avait une masse au décollage d’environ 500kg supérieure à celle autorisée quand il a quitté la Bolivie (42.148kg au lieu de 41.800 kg). Le plan vol direct a bien été approuvé par l’autorité bolivienne alors que le temps de vol était identique à l’autonomie de l’avion. Les conversations dans le cockpit pendant la croisière montrent que l’équipage avait conscience que le carburant était insuffisant. Il n’a cependant pas pris la décision de se dérouter pour se réapprovisionner.

L’enquête va se poursuivre en se focalisant sur des aspects tels que l’organisation, le suivi et la surveillance des opérations, la planification du carburant et la prise de décision, a précisé Aerocivil. Le rapport définitif est prévu au mois d’avril 2017.

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