Thomas Pesquet, pilote d’Air France et astronaute

thomas_pesquet_portraitCe jeudi soir, Thomas Pesquet s’envolera dans l’espace pour une mission de longue durée baptisée « Proxima ». L’occasion pour Air France de revenir sur cette mission et de présenter le parcours de son pilote de ligne.

Thomas Pesquet décollera à bord d’un lanceur russe Soyouz du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan ce 17 novembre 2016 pour rejoindre la Station Spatiale Internationale (ISS). Le retour sur Terre est prévu pour mai 2017. Thomas Pesquet réalisera ainsi son tout premier voyage dans l’espace.

Accompagné du cosmonaute russe Oleg Novitski et de l’astronaute américaine de la NASA Peggy Whitson, il part pour mener de multiples activités scientifiques et pédagogiques. Le but de cette mission : préparer de futurs vols habités vers Mars, prévus en 2025-2030 par les américains.

À 38 ans, Thomas Pesquet est le premier pilote de ligne français à vivre cette expérience. Il est également le plus jeune astronaute européen et le 10ème astronaute français à faire partie d’une mission spatiale internationale.

Celui qui sera l’ingénieur de bord de l’ISS a confié qu’il doit « en grande partie » cette sélection à ce qu’il appris chez Air France. « Nous avons chez les navigants, mais aussi dans tous les personnels de la compagnie, des compétences uniques et des atouts incroyables. J’aurai à cœur de porter haut les couleurs de la compagnie à bord de l’ISS et de faire preuve, à 400 km d’altitude, de la même rigueur technique que dans les cockpits des 1 600 vols quotidiens d’Air France et de ses filiales » , a-t-il assuré dans un communiqué.

La mission Proxima

La mission « Proxima » marque un temps fort pour la communauté scientifique européenne. Thomas Pesquet contribuera à 62 expériences coordonnées par l’ESA et le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). Ces expériences viseront à faire avancer la connaissance du corps humain, la physique, la biologie et à démontrer de nouvelles technologies à bord de la Station Spatiale Internationale.

La mission de Thomas Pesquet se nomme Proxima, en hommage à l’étoile la plus proche de notre Soleil. Ce nom perpétue la tradition française qui consiste à baptiser les missions des astronautes du nom d’une étoile ou d’une constellation. Proxima a été choisi parmi plus de 1 300 propositions de noms reçues à l’occasion d’un concours organisé par l’ESA en 2015.

Le parcours de Thomas Pesquet

D’avril à septembre 2001, Thomas Pesquet effectue un stage d’ingénieur à Thales Alenia Space (Cannes), où il développe un outil de conception de système satellitaire au moyen de techniques d’ingénierie concourante.  A partir d’octobre 2001, il travaille comme ingénieur en dynamique des satellites pour des missions de télédétection chez GMV S.A (Madrid).

De 2002 à 2004, Thomas Pesquet travaille pour le CNES, l’Agence Spatiale Française, en tant qu’ingénieur de recherche, sur l’autonomie des missions spatiales. Il est également chargé d’étudier le concept du futur segment sol européen et l’harmonisation des technologies spatiales en Europe.

A partir de fin 2002, il est l’un des représentants du CNES auprès du CCSDS, le Comité Consultatif pour les Systèmes de Données Spatiaux, où il travaille sur le soutien mutuel entre les agences spatiales internationales.

Etant un pilote privé passionné, Thomas Pesquet est sélectionné en 2004 pour devenir pilote de ligne et intégrer la formation « cadet » d’Air France. Une fois diplômé, il commence à voler en 2006 en tant qu’OPL sur Airbus A320.

C’est en mai 2009 qu’il est sélectionné pour devenir astronaute. Il entre à l’Agence Spatiale Européenne (ESA) en septembre 2009 et achève sa formation initiale en novembre 2010. Une fois diplômé, il travaille comme Eurocom, le responsable des communications avec les astronautes pendant les vols depuis le centre de contrôle des missions. Il est également chargé des futurs projets au Centre des Astronautes Européens (EAC), notamment de la mise en place de la coopération avec de nouveaux partenaires, comme la Chine.

Pour se préparer à une mission spatiale, Thomas Pesquet suit un entraînement technique et opérationnel complémentaire en Europe, en Russie et aux Etats-Unis : sur le véhicule Soyouz, sur les combinaisons spatiales américaines et russe, et sur les systèmes de la Station Spatiale Internationale. Thomas prend également part à des formations sur l’exploration. En 2011, il participe au programme d’entraînement souterrain de l’ESA, puis, en 2012, à la mission Seatest-2 de la NASA organisée dans une base sous-marine.

Le 17 mars 2014, Thomas Pesquet est affecté à une mission de longue durée (environ six mois) à bord de la Station Spatiale Internationale, prévue en novembre 2016.