Survol des zones de conflit : les États-Unis sanctionnent Qatar Airways

Qatar Airways

Le Département américain des transports (DoT) a infligé jeudi une amende de 185.000 dollars à Qatar Airways pour avoir survolé des régions dangereuses tout en portant le code d’American Airlines.

Les États-Unis interdisent à leurs compagnies aériennes de survoler certains zones de conflit. Cette réglementation s’applique aussi aux transporteurs étrangers lorsque les vols sont opérés en partenariat avec des compagnies américaines.

Or une enquête a établi que plusieurs vols de Qatar Airways portant le code « AA » d’American Airlines ont pénétré, fin 2014 et début 2015, dans des espaces aériens interdits par la Federal Aviation Administration, indique le DoT dans un communiqué le 10 novembre.

« Il en va de la responsabilité des compagnies aériennes de faire en sorte que leurs avions ne volent pas dans des zone prohibées » , prévient Anthony Foxx, le secrétaire d’État aux transports des États-Unis.

Le Dot interdit ainsi à la compagnie qatarie de recommencer et lui inflige une amende de 185.000 dollars. La moitié de cette somme est payable dans un délai d’un mois. Le solde deviendra exigible en cas de manquement à cette interdiction dans un délai d’un an.

Depuis ces infractions, Qatar Airways a mis en place (dès la mi-2015) un système de surveillance des vols qui lui permet de suivre ses avions et communiquer avec les équipages, indique aussi le DoT.

Ce dernier ne détaille pas les infractions commises mais la compagnie aurait survolé à seize reprises des zones interdites en portant le code d’American Airlines, dont huit fois le Yemen, sept fois l’Irak et une fois une petite partie de l’Ukraine, selon le site Travel Weekly.

La sécurité des routes aériennes est devenue un enjeu pour l’industrie depuis que le vol MH17 de Malaysia Airlines a été abattu par un missile au-dessus de l’Ukraine en juillet 2014. Cet événement a incité l’OACI, l’agence spécialisée des Nations-Unies, à lancer un site répertoriant les zones de conflit dont le survol est risqué pour l’aviation civile. Il peut être consulté à cette adresse.

Photo : Qatar Airways