Aéroports de Lyon : Vinci et ses partenaires aux commandes

Aéroport LyonLe consortium mené par Vinci Airports contrôle désormais 60% du capital d’Aéroports de Lyon et affiche « une ambition de croissance » pour les plateformes lyonnaises.

Les aéroports Lyon-Saint Exupéry et Lyon-Bron sont passés sous pavillon privé : hier jeudi 10 novembre, Vinci Airports, la Caisse des Dépôts et Crédit Agricole Assurances ont annoncé qu’ils avaient finalisé l’acquisition des 60% d’Aéroports de Lyon détenus par l’État. L’opération doit rapporter environ 535 millions d’euros aux finances publiques.

Le consortium assurera l’exploitation des deux aéroports jusqu’au 31 décembre 2047. Le président de Vinci Airports, Nicolas Notebaert, est nommé Président du Conseil de surveillance d’Aéroports de Lyon.

Les nouveaux actionnaires ont l’ambition de faire de Lyon-Saint Exupéry, deuxième aéroport régional français après Nice, et de Lyon-Bron, dédié à l’aviation d’affaires, « le reflet du dynamisme de la région Auvergne-Rhône Alpes et de la Métropole de Lyon, (…) une région très active sur le plan démographique avec un bassin de 12 millions d’habitants » , selon leur communiqué. Vinci Airports et ses partenaires prévoient de pratiquement doubler le trafic en moins de vingt ans. Leur objectif est de dépasser les 15 millions de passagers à l’horizon 2032, contre 8,7 millions en 2015.

Le consortium assure qu’il offrira « la meilleure qualité de service, conformément aux attentes des clients » et respectera « une performance environnementale exemplaire » . Il évoque aussi un projet « industriel et social » associant l’ancrage local de la Caisse des dépôts et de Crédit Agricole Assurances avec le « savoir faire » de Vinci Airports. Ce dernier se présente comme l’un des cinq principaux acteurs internationaux du secteur aéroportuaire avec 35 plateformes exploitées dans le monde qui gèreront près de 130 millions de passagers au terme de l’année 2016.

Pour autant, les ambitions de croissance déplaisent aux riverains. L’Association contre l’extension et les nuisances de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry (Acenas) a déposé en avril un référé-suspension devant le Conseil d’Etat ainsi qu’un recours auprès du tribunal administratif de Paris en septembre. Elle conteste le cahier des charges fixé pour la privatisation et le choix du consortium mené par Vinci . Les deux procédures sont en attente de jugement.

Photo Aéroports de Lyon