Oman Air n’a pas l’intention de rejoindre une alliance

Oman Air : conférence de presse de Paul Gregorowitsch (27/09/2016)

Oman Air ne cherche pas à adhérer à l’une des alliances mondiales de compagnies aériennes mais poursuivra sa stratégie de partenariats. La compagnie reste engagée sur la voie de la croissance malgré un environnement économique difficile et la baisse des subventions du sultanat d’Oman.

Oman Air n’a « aucun projet d’adhésion à l’une des alliances mondiales de compagnies aériennes » , a déclaré Paul Gregorowitsch, le directeur général d’Oman Air, lors d’une conférence de presse à Mascate le 27 septembre. La compagnie choisit donc une voie différente de ses voisines Qatar Airways et Saudia qui ont rejoint respectivement Oneworld et Skyteam. Mais elle a cependant l’intention de développer des « partenariats tactiques » et travailler « étroitement » avec Oneworld ainsi que Lufthansa, United Airlines et Turkish Airlines chez Star Alliance, ou encore Kenya Airways et KLM chez Skyteam, a ajouté le dirigeant.

La compagnie a déjà signé des partages de codes avec Emirates Airline, Ethiopian Airlines, Royal Jordanian, Turkish Airlines, Sri Lankan Airlines, KLM Royal Dutch Airlines, Garuda Indonesia, Saudia et Thai Airways.

« Oman Air a accompli d’importants progrès au cours des deux dernières années et je suis optimiste pour l’avenir de la compagnie » , a par ailleurs assuré Paul Gregorowitsch.

Ainsi, la flotte est passée de 35 avions en janvier 2015 à 41 avions un an plus tard. Elle en compte 45 aujourd’hui, soit quatre Boeing 787 Dreamliner, six Airbus 330-300, quatre Airbus 330-200, cinq Boeing 737-900s, 21 Boeing 737-800, un Boeing 737-700 et quatre Embraer 175. « Au moins » deux 737 seront livrés d’ici la fin de l’année, et quatre 787 supplémentaires rejoindront la flotte dans les deux ans qui viennent, a précisé M. Gregorowitsch.

Oman Air poursuivra aussi ses investissements dans les produits premium : une toute nouvelle Première classe sera dévoilée sur les 787-9 dont elle prendra livraison à partir de 2018, et la même année, de nouveaux sièges de classe Affaires feront leur apparition sur les monocouloirs.

L’expansion de la flotte a permis celle du réseau. De nouvelles destinations internationales ont été ajoutées, comme Manille, Jakarta, Singapour, Goa, Dhaka, Guangzhou (le 9 décembre) ou Manchester (été 2017). Les fréquences ont été renforcées vers Francfort, Paris, Zurich et Londres, tandis que toutes les destinations indiennes sont désormais servies par au moins un vol quotidien.

Cette « croissance accélérée » a néanmoins requis des « investissement significatifs » , non seulement dans de nouveaux avions mais aussi dans des créneaux de décollage et atterrissage, des simulateurs de vol, des personnels supplémentaires ou des systèmes de gestion de l’information, a indiqué M. Gregorowitsch. Les dépenses ont été engagées malgré un « environnement économique difficile » , a-t-il souligné.

De plus, « la baisse du soutien » financier du sultanat d’Oman à sa compagnie nationale en 2014, 2015 et 2016, qui devrait se poursuivre dans les années à venir, ainsi que les surcapacités qui entraînent une baisse des prix des billets, conduisent à une diminution des rendements (yields), a-t-il prévenu sans livrer plus de détails.

Paul Gregorowitsch s’est également dit « préoccupé » par les infrastructures actuelles de l’aéroport de Mascate « qui affectent la croissance de la compagnie » . Il est « nécessaire » , selon lui, de remettre en service la deuxième piste dès que le nouveau terminal passagers sera inauguré « pour répondre à la croissance prévue et contribuer à l’économie nationale » .

Photo Oman Air : conférence de presse de Paul Gregorowitsch (27/09/2016)