L’EASA délivre la certification de type au CS300

Bombardier : CS300

L’avionneur canadien Bombardier a annoncé vendredi que l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) a délivré la certification de type à son nouveau CS300, ouvrant la voie à sa mise en service en Europe d’ici la fin de l’année.

La validation de l’EASA fait suite à la certification de type initiale du CS300 octroyée par Transports Canada en juillet 2016. Elle intervient selon « le calendrier prévu » et « vient saluer l’importante contribution de nos ingénieurs et experts techniques hautement qualifiés au développement et à l’essai des avions C Series » , note dans un communiqué François Caza, vice-président du développement de produits et ingénieur en chef de Bombardier.

La validation de l’EASA est obligatoire pour l’exploitation de l’avion en Europe et rend possible la première livraison à la compagnie de lancement, airBaltic de Lettonie. Cette livraison est toujours prévue pour le quatrième trimestre de 2016, selon Bombardier.

« Petit frère » du CS300, le CS100 a pour sa part reçu sa certification de type de Transports Canada en décembre 2015 et ses validations de type tant par l’EASA que par la FAA américaine en juin 2016. L’avion est entré en service auprès de SWISS le mois suivant.

« Certifier deux avions de conception entièrement nouvelle à neuf mois d’intervalle est une importante réalisation dans l’industrie de l’aviation » , souligne Fred Cromer, président de Bombardier Avions commerciaux.

Le constructeur dit maintenant se concentrer sur la finition du premier CS300 de série pour airBaltic, tandis que les pilotes et les équipages complètent leur formation.

Les CS100 et CS300 ont en commun plus de 99% de leurs pièces, et ne nécessitent qu’une seule et même qualification de type pour les pilotes. Ils sont tous deux équipés du moteur PW1500G de Pratt & Whitney.

Bombardier affirme que les deux avions offrent « des performances et des caractéristiques économiques inégalées » sur le marché des appareils de 100 à 150 places, ainsi que des coûts par passager de 18% cent inférieurs. Selon lui, les compagnies aériennes peuvent maintenant exploiter des liaisons auparavant non rentables ni même possibles. Bombardier confirme aussi une amélioration de la distance franchissable de plus de 20% sur des aéroports en haute altitude et au climat chaud – comme Denver, Mexico ou Lhassa.

Bombardier : CS300 (premier vol du deuxième prototype)

Photos Bombardier : CS300