Lufthansa décide de racheter la totalité de Brussels Airlines

Airbus A380 D-AIMG de Lufthansa à l'aéroport de Francfort - © Lufthansa

Le groupe Lufthansa a obtenu mercredi l’accord de son Conseil de surveillance pour racheter les 55% de Brussels Airlines qu’il ne détenait pas encore. La transaction est prévue d’être finalisée début 2017.

Cette décision « ouvre la voie à un rachat de la totalité de Brussels Airlines » , a précisé le groupe allemand. Il est maintenant autorisé à exercer l’option d’achat pour les 55% restants de SN Airholdings, la maison mère de Brussels Airlines.

Lufthansa avait indiqué en avril 2016 qu’il conditionnait l’acquisition de la totalité de la compagnie belge à un accord sur son intégration dans la plateforme low-cost Eurowings.

Il se fixe l’objectif d’aboutir « début 2017 » mais la transaction n’est pas finalisée pour autant. Des discussions sont toujours en cours entre les parties pour « confirmer dans le futur les spécificités de Brussels Airlines ainsi que la croissance de ses activités assurant le maintien d’emplois en Belgique » , a indiqué la compagnie belge dans un communiqué.

Les « spécificités » en question sont justement son modèle d’affaires. Celui-ci, « basé aussi bien sur le trafic point-à-point que sur le trafic en correspondance et son réseau africain et intercontinental » , doit continuer à contribuer au développement du hub de Bruxelles, demande Brussels Airlines. Les modalités de gouvernance à partir de 2017 feront aussi l’objet de négociations. La compagnie tient à ce que le centre de décision reste à Bruxelles. Elle assure par ailleurs qu’elle continuera d’opérer sous la marque Brussels Airlines. La question du prix n’est pas évoquée.

Les parties ont prévu de se rencontrer à nouveau en octobre pour poursuivre les discussions.

Le groupe Lufthansa détient 45% du capital de SN Airholdings depuis 2009. Il disposait d’un délai expirant début juin 2016 pour exercer l’option d’achat sur les 55% restants mais a souhaité retarder sa décision après les attentats terroristes et leurs répercussions à l’aéroport de Bruxelles en mars dernier.

Photo Lufthansa