Crash d’EgyptAir : des traces d’explosifs sur les débris qui divisent la France et l’Égypte

Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d'EgyptAir SU-GCC https://commons.wikimedia.org/wiki/File:EgyptAir_Airbus_A320_(SU-GCC)_on_finals_at_Ataturk_Airport.jpg?uselang=fr

Lors d’une visite au Caire la semaine dernière, les enquêteurs de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) ont constaté la présence de traces de TNT sur les débris de l’A320 d’Egyptair qui s’est abîmé en Méditerranée au mois de mai. L’affaire divise la France et l’Égypte.

C’est Le Figaro qui rapporte cette information dans ses colonnes le 16 septembre, citant une source proche de l’enquête. L’origine des traces de TNT n’est pas déterminée et la justice égyptienne n’autorise pas les enquêteurs français à les examiner en détail.

L’Égypte souhaite la rédaction d’un rapport commun avec la France validant la présence de TNT, ajoute le quotidien. Ce que refuse la France puisque les enquêteurs de l’IRCGN ne peuvent pas vérifier comment les traces ont pu arriver là.

Le vol MS804 reliait Paris-Charles de Gaulle au Caire le 19 mai 2016. L’accident a fait 66 morts dont 40 Egyptiens et 15 Français. Les conversations enregistrées dans le poste de pilotage par le CVR, l’un des deux enregistreurs de vol, mentionne la présence d’un feu à bord de l’Airbus A320 avant qu’il ne plonge dans la méditerranée, a indiqué cet été la commission d’enquête égyptienne. Par ailleurs, des messages ACARS ont révélé un dégagement de fumée à l’avant de la cabine et des traces de suie ont été retrouvées sur les débris de l’appareil.

Reste à savoir si cet incendie est d’origine technique ou criminelle. A ce jour, la Commission d’enquête égyptienne n’a fourni aucune explication.

Photo Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d’EgyptAir SU-GCC