L’EASA met en garde contre le survol du Kenya

Maarten Visser CC BY-SA 2.0 : Boeing 777 de British Airways en vol https://commons.wikimedia.org/wiki/File:BAW_T7_skyhigh_(5641321580)_(3).jpg?uselang=fr

L’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) a publié le 9 septembre 2016 un bulletin d’information sur les zones de conflit (CZIB) mettant en garde les compagnies aériennes contre le survol du Kenya en raison de la présence d’armes anti-aériennes dans le pays.

A travers ce bulletin, l’EASA diffuse un NOTAM (avis aux aviateurs) publié quelques jours plus tôt, le 26 août, par les autorités britanniques. Valide jusqu’au 11 novembre 2016, le NOTAM fait état « d’une situation dangereuse au Kenya » et d’un « risque potentiel » à évoluer dans l’espace aérien kenyan à une altitude inférieure à 25.000 pieds en raison de la présence « d’armes anti-aériennes dédiées » . Les compagnies aériennes sont invitées à prendre compte ces informations dans leur évaluation des risques et la planification des routes.

Le bulletin de l’EASA, valide jusqu’au 9 février 2017 est une recommandation et n’a pas valeur contraignante.

Dans un avis publié en février 2016 et valide un an, La FAA américaine recommande aussi la prudence aux compagnies aériennes en raison de la possibilité d’attaques par des extrémistes ou militants. L’avis mentionne la présence de systèmes portatifs de défense anti-aérienne (MANPADS) au Kenya. « Des aéroports du Kenya ont été ciblés par des terroristes pas plus tard qu’en 2014 et des MANPADS ont été utilisés dans ce pays en 2002 contre des avions » , rappelle en outre l’avis de l’autorité américaine.

La sécurité des routes aériennes a été mise en avant après l’accident du vol MH17 de Malaysia Airlines, abattu par un missile sol-air alors qu’il survolait l’Ukraine en juillet 2014. Pour la France, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) restreint le survol de plusieurs zones de conflit aux compagnies aériennes françaises.

Maarten Visser CC BY-SA 2.0 : Boeing 777 de British Airways en vol