Delta : la panne d’électricité d’août a coûté 100 millions de dollars

Delta : Airbus A321

La note est salée pour Delta Air Lines : la compagnie estime que son chiffre d’affaires du mois d’août est impacté d’environ 100 millions de dollars par la panne d’électricité qui l’a conduite à annuler 2.300 vols en trois jours.

Delta évalue également à 2 points de pourcentage la baisse de son revenu unitaire (RSKO) liée à cet événement.

Tous les indicateurs du mois d’août sont d’ailleurs au rouge. La deuxième compagnie aérienne américaine a transporté 16,3 millions de passagers le mois dernier, soit une baisse de 3,1% en comparaison d’août 2015. Le coefficient d’occupation des sièges perd 2,9 points et s’établit à 84,4%, avec une offre (en SKO) en légère augmentation de 0,5% et un trafic (en RPK) en baisse de 2,8%. Le taux de régularité, c’est à dire la proportion de vols qui n’ont pas été annulés, perd 1,8 point sur l’ensemble du mois et atteint 98%. Sur les vols maintenus, 79,9% sont arrivés à l’heure.

Il aura fallu trois jours à Delta pour que ses opérations retournent à la normale après la panne d’électricité du 8 août. Celle-ci a entrainé une panne des systèmes informatiques, empêchant les avions de décoller et affectant des milliers de passagers dans le monde entier. La compagnie estime dans un communiqué avoir aujourd’hui complètement récupéré de cette mauvaise passe et retrouvé « une performance opérationnelle élevée » . Jeudi dernier, elle signalait n’avoir annulé absolument aucun vol en cinq jours, aussi bien pour sa marque principale que pour ses six compagnies régionales partenaires.

« Nos équipes se sont mis à pied d’oeuvre pour réparer l’accroc que la marque Delta a subi avec cette panne, en rebondissant immédiatement avec des performances de pointe et la fiabilité que nos clients attendent. Il s’agit d’une come-back incroyable et sans précédent » , assure Gil West, le directeur des opérations.

En dehors de ce problème, Delta indique ses résultats financiers du mois d’août sont affectés par la faiblesse des rendements sur les vols domestiques, les surcapacités sur le transatlantique et sa couverture de change avec le Yen japonais.

Photo Delta : Airbus A321