L’EASA veut renforcer les contrôles médicaux des pilotes de ligne

Commandant de bord / pilote d'Air France - © Air France

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a adressé mardi une série de propositions à la Commission européenne pour renforcer les contrôles médicaux des pilotes de ligne. Une conséquence du crash de l’A320 de Germanwings dans les Alpes françaises en mars 2015, provoqué délibérément par le copilote.

L’EASA a annoncé le 16 août qu’elle propose un renforcement des contrôles médicaux initiaux et récurrents des pilotes de ligne, pour qu’ils incluent un dépistage des drogues et de l’alcool, une évaluation globale de la santé mentale, ainsi qu’un suivi amélioré en cas d’antécédents médicaux de troubles psychiatriques.

L’Agence prévoit aussi d’améliorer la qualité des contrôles médicaux, passant par une meilleure formation et une surveillance accrue des médecins qui procèdent aux examens.

Enfin, elle veut prévenir les tentatives de fraude des pilotes, en exigeant des centres aéromédicaux qu’ils signalent aux autorités compétentes toute évaluation incomplète.

Les mesures envisagées « abordent les recommandations de sécurité pertinentes faites par le Groupe de travail qu’a dirigé l’EASA après l’accident du vol Germanwings 4U 9525, ainsi que celles du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses français » , explique l’Agence. Elle a aussi consulté les différentes parties prenantes avant d’élaborer les propositions.

L’ensemble des mesures servira de base à la législation qui sera proposée par la Commission européenne à la fin 2016.

Photo © Air France