Crash d’EgyptAir : la France demande à l’Egypte une enquête plus rapide

Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d'EgyptAir SU-GCC https://commons.wikimedia.org/wiki/File:EgyptAir_Airbus_A320_(SU-GCC)_on_finals_at_Ataturk_Airport.jpg?uselang=fr

Le ministre français des Affaires étrangères a appelé cette semaine son homologue égyptien et a demandé que l’Egypte fasse preuve de plus de diligence dans le traitement de l’enquête sur l’Airbus A320 d’EgyptAir qui s’est abîmé en Méditerranée en mai dernier, par égard pour les familles des victimes.

Le Quai d’Orsay a indiqué que « M. Jean-Marc Ayrault s’est entretenu, le 3 août, au téléphone, avec son homologue égyptien, M. Sameh Choukri » .

« Jean-Marc Ayrault a rappelé la difficile situation des familles en attente de réponses relatives à la restitution des corps et des effets personnels des victimes, ainsi que sur les causes du crash. Dans ce contexte, il a exprimé les attentes des familles des victimes à l’égard de la commission d’enquête égyptienne en charge du dossier et de la compagnie EgyptAir » , poursuit le communiqué.

La commission d’enquête égyptienne n’a en effet plus fourni d’informations publiquement depuis le 16 juillet dernier. Elle indiquait alors que l’existence d’un feu à bord de l’avion est bien mentionnée sur l’enregistreur de voix dans le cockpit (CVR) en ajoutant qu’il était prématuré d’en identifier son origine comme sa localisation.

La Commission assurait aussi qu’elle allait poursuivre son travail sur le CVR et le FDR (enregistreurs des paramètres du vol) ainsi que sur les débris de l’avion qui ont été récupérés.

Enfin, elle indiquait que la collecte des restes humains sur le site de crash était achevée et que ces restes étaient transférés au Caire afin de procéder aux analyses ADN en vue de leur identification.

Avec cette absence d’informations depuis trois semaines, on ignore toujours si l’accident est d’origine technique ou criminelle. Le vol MS804 reliait Paris-Charles de Gaulle au Caire le 19 mai avec à bord 66 personnes, dont 40 Egyptiens et 15 Français, qui ont toutes péri. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris pour “homicides involontaires” .

Photo Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d’EgyptAir SU-GCC