L’aéroport Londres-City va pouvoir s’agrandir

London City Airport

L’aéroport Londres-City a reçu mercredi le feu vert du gouvernement britannique pour un projet d’extension qui lui permettra d’augmenter ses capacités à 6,5 millions de passagers annuels.

Le projet avait déjà reçu l’autorisation du gouvernement britannique l’année dernière avant d’être suspendu en raison de l’opposition du maire de l’époque, Boris Johnson. Son remplacement par Sadiq Khan début mai a permis de débloquer la situation.

Dénommé City Airport Development Programme (CADP), le projet prévoit la création de 7 postes avions supplémentaires, la construction d’un taxiway parallèle à l’unique piste et un agrandissement de l’aérogare. Les travaux représentent un investissement de 344 millions de livres sterling, entièrement financés par des fonds privés.

« Le projet va transformer l’aéroport, l’un des principaux employeurs de l’Est londonien, et permettra d’accueillir  des avions de nouvelle génération plus silencieux et d’ajouter de la capacité » ,  indique London City Airport dans un communiqué.

D’ici 2025, l’aéroport sera en mesure d’accueillir 6,5 millions de passagers chaque année ainsi que 32.000 vols additionnels. Ceci permettra « de générer annuellement 750 millions de livres supplémentaires pour l’économie britannique« , selon Declan Collier, le directeur exécutif de l’aéroport. Des retombées sociales sont également attendues, avec la création de 2.000 emplois dont 500 pendant les travaux.

Ainsi, après le vote des électeurs britanniques pour le Brexit, la décision du gouvernement d’approuver le projet « envoie un message fort » selon le directeur de l’aéroport : Londres et le Royaume-Uni sont « open for business » , dit-il.

Ouvert en 1987 et situé à quelques encablures du centre de Londres, la plateforme a accueilli 4,3 millions de passagers l’année dernière, 18% de plus qu’un an plus tôt, grâce notamment aux voyageurs d’affaires qui représentent plus de la moitié du trafic (52%).

Les nouvelles infrastructures donneront « l’opportunité aux compagnies aériennes d’ouvrir des destinations plus distantes« , comme « le Golfe et le Moyen-Orient, la Turquie, la Russie et la côte Est des États-Unis » , selon le directeur Declan Collier. Une perspective rendue possible par l’arrivée d’appareils de nouvelle génération disposant de plus longs rayons d’action, comme le Bombardier C Series qui a été conçu dès son développement pour opérer à Londres City. L’avionneur canadien a d’ailleurs salué la décision du gouvernement britannique sur son compte Twitter :

Par ailleurs, la capacité supplémentaire à Londres-City permettra d’alléger la pression sur les infrastructures aéroportuaires existantes de la capitale britannique en attendant l’ouverture d’une nouvelle piste, soit à Heathrow soit à Gatwick. Le gouvernement du Royaume-Uni doit choisir entre ces deux aéroports et a remis sa décision à octobre de cette année.

Photo London City Airport