Crash d’EgyptAir : l’A320 se serait désintégré en vol

Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d'EgyptAir SU-GCC https://commons.wikimedia.org/wiki/File:EgyptAir_Airbus_A320_(SU-GCC)_on_finals_at_Ataturk_Airport.jpg?uselang=fr

L’Airbus A320 d’EgyptAir qui s’est abîmé en Méditerranée le 19 mai se serait très vraisemblablement désintégré en vol après qu’un incendie s’est déclaré à l’intérieur ou à proximité du cockpit, a indiqué vendredi le New York Times. Mais les raisons de cet incendie ne sont toujours pas déterminées.

Le quotidien américain a effectué son enquête auprès de plusieurs responsables égyptiens participant aux investigations et a recoupé auprès d’experts indépendants les informations qu’il a recueillies. Les conclusions sont tirées des analyses des boites noires ainsi que de la location des débris et des restes humains retrouvés.

Ainsi, La cartographie du site du crash révèle que les débris de l’avion sont dispersés et aucun n’est de grande taille. Les éléments les plus importants restent des sièges ou encore des panneaux latéraux ou des poignées de porte.

En outre, aucun des restes humains n’a été retrouvé intact ni attaché à un siège, et l’ensemble de ces restes humains pèse environ 35 kg.

« L’absence de gros débris et une dispersion relativement importante des objets sur les fonds marins indiquent que l’avion s’est désintégré dans les airs » , ont décrypté les experts interrogés par le New York Times. « Un avion qui se brise lors d’un impact avec l’eau laisse généralement des débris importants : sections du fuselage, ailes et autres composants de grande taille identifiables tels que les moteurs ou le train d’atterrissage. L’absence de restes humains intacts est également un indicateur d’une désintégration en plein vol » , ont ajouté les experts interrogés par le journal.

Aucune des sources n’a cependant expliqué l’incendie qui s’est déclaré en vol. Cependant, l’analyse de l’enregistreur de voix dans le cockpit (CVR) montre qu’avant les événements, l’ambiance était plutôt détendue parmi les pilotes. Le commandant a déclaré soudainement qu’il y avait le feu à bord puis a demandé au co-pilote de prendre un extincteur. « C’est le dernier son humain enregistré » par le CVR, selon le New York Times.

Le vol MS804 reliait Paris-Charles de Gaulle au Caire le 19 mai. L’accident a fait 66 morts dont 40 Egyptiens et 15 Français.

Photo Mehmet Mustafa Celik CC BY-SA 4.0 : Airbus A320 d’EgyptAir SU-GCC