Grève des PNC d’Air France : un des trois syndicats repousse son préavis à octobre

Airbus A380 d' Air France - © Air France

L’UNAC, l’un des trois syndicats ayant appelé les PNC (hôtesses et stewards) d’Air France à cesser le travail du 27 juillet au 02 août, a annoncé jeudi qu’il annule le préavis pour cette période et le reporte du 14 au 17 octobre 2016. Il souhaite se donner du temps pour « travailler sereinement » à améliorer les propositions faites par la direction dans le cadre du renouvellement de l’accord d’entreprise.

Air France et les syndicats représentant 13.600 hôtesses et stewards sont en négociation depuis plusieurs mois pour redéfinir l’accord d’entreprise relatif aux règles de travail, de rémunération et d’avancement de carrière de ces personnels. Conclu pour une durée de trois ans en 2013, il arrive à échéance fin octobre.

Dans un trac intitulé « Demi d’ouverture » , l’UNAC indique qu’il a pris connaissance de la dernière proposition de la direction, ouverte à signature jusqu’au 13 juillet. Il s’agit « d’une avancée certaine » , selon le syndicat. Mais « le manque de précision de ce texte ne nous permet pas d’y apposer notre signature en l’état. Notre ambition est d’améliorer ce texte pour le rendre acceptable » , précise-t-il. Le syndicat veut éviter « un simple jeu de postures » et « profiter pleinement » du calendrier permis par la date d’échéance de l’actuel Accord Collectif PNC au 31 octobre.

L’UNAC souhaite également « laisser du temps » au nouveau PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, qui a pris ses fonctions le 4 juillet, pour qu’il apprécie « le contexte social de l’entreprise » et élabore « un plan stratégique de croissance soutenu par l’État qui devra envisager de réelles protections pour le transport aérien français » .

C’est dans ce contexte que le syndicat souhaite « se donner le temps » de « travailler sereinement » , et annonce qu’il reporte son préavis de grève du 27 juillet et dépose un nouveau préavis du 14 au 17 octobre.

Concernant les propositions de la direction, l’UNAC note que le texte « ne comporte plus aucune remise en cause de nos règles d’utilisation (N70 ou abattement), de rémunération, ou de carrière (GVT). Il acte des améliorations non négligeables sur la qualité de nos plannings et notamment sur leur stabilité ainsi que sur des règles d’utilisation » .

Cependant, plusieurs points sont à améliorer ou à préciser, selon le syndicat : « le volet Moyen Courrier souffre encore d’un déficit de garanties sur les compositions d’équipage (notamment sur 319 Xlong) et sur des protections règlementaires. Certains points Long Courrier sont trop imprécis par rapport aux avancées que nous avions obtenues en réunion. Le travail sur les IR OPS n’est pas encore suffisamment abouti et nécessite de cadrer techniquement les intéractions entre règles européennes et règles de l’accord » . Enfin, « l’intégralité du rédactionnel de ce texte doit être revu afin d’écarter le conditionnel et les « réflexions à engager », pour réellement acter des avancées précises » , estime le syndicat.

Les deux autres organisations ayant appelé à la grève, le SNPNC-FO et l’UNSA-PNC, réunis en intersyndicale, ont rejeté samedi dernier – avant la prise de fonction de Jean-Marc Janaillac – les propositions de la direction d’Air France et confirmé leur préavis du 27 juillet au 02 août.

Photo Air France 

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