Brexit : easyJet lance son plan B

Airbus A320 d'easyJet - source Airbus

Soucieuse des conséquences du Brexit, easyJet a demandé un certificat de transporteur aérien (CTA) dans un pays non spécifié de l’Union européenne, afin de conserver un libre accès au marché unique européen.

Avec son actuel CTA britannique, easyJet peut aujourd’hui voler librement dans le ciel européen, par exemple entre Paris et Nice, ou encore entre Berlin et Milan. A terme, cette possibilité pourrait être remise en question avec la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne. Une perspective qui inquiète la low-cost, alors qu’elle réalise 60% de son trafic en dehors du Royaume Uni, mais à laquelle elle s’était préparée. « Dans le cadre d’un plan d’urgence avant le référendum, nous avons mené des discussions informelles avec plusieurs régulateurs du transport aérien pour mettre en place un CTA dans un pays européen afin de nous permettre de voler à travers l’Europe comme nous le faisons aujourd’hui » , a indiqué ce 1er juillet la low-cost britannique dans un communiqué. « easyJet a maintenant lancé les formalités pour l’obtention de ce nouveau CTA » , poursuit-elle.

Une décision qui n’est pas sans conséquence. Comme le rappelle la compagnie, un CTA nécessite pour l’opérateur d’avoir du personnel, des biens et des activités dans le pays où il a été délivré. En outre, il liste les types d’avions et les immatriculations qui seront utilisés, à quelles fins et vers quels aéroports ou régions spécifiques. C’est ainsi une partie de l’activité d’easyJet qui pourrait se retrouver délocalisée en dehors du Royaume-Uni.

easyJet assure cependant qu’elle n’a pas l’intention de déménager son siège de Londres-Luton, « où nous sommes chez nous depuis 20 ans » .  « Tant que le résultat des négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne n’est pas plus clair, easyJet n’a pas besoin de mettre en oeuvre d’autres changements structurels ou opérationnels« , précise la low-cost.

En parallèle, easyJet continue ses actions de lobbying pour que soit maintenu un régime de Ciel ouvert entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, une fois que leur divorce sera consommé. Cet objectif est d’ailleurs soutenu par Airlines For Europe (A4E), la principale association des transporteurs aériens européens.

Photo : A320 d’easyJet – source Airbus