Crash d’EgyptAir : un des enregistreurs de vol peut-être détecté

Le Laplace - © Marine Nationale

Le ministère égyptien de l’aviation civile a indiqué mercredi que le bâtiment de la Marine française, le Laplace, qui participe aux recherches pour retrouver l’épave de l’A320 d’EgyptAir, a détecté un signal susceptible de provenir de l’un des deux enregistreurs de vol.

Le ministère égyptien ne précise pas quand ce signal a été détecté mais la Marine française a confirmé que le Laplace, parti de Corse le 26 mai, était arrivé sur zone mardi. Ce bâtiment hydrographique est équipé de trois DETECTOR 6000 de la société française Alseamar, un système immergé permettant d’écouter et localiser le signal des balises des enregistreurs de vol dans un rayon de 4 à 5 kilomètres.

Avec son équipement, le Laplace « a détecté des signaux en provenance des fonds marins dans la zone des recherches de l’épave, que l’on pense provenir de l’un des enregistreurs de vol » , indique le ministère dans un communiqué le 1er juin.

Il ajoute que des « recherches intensives » sont menées pour localiser précisément ces enregistreurs en vue de leur récupération par un second navire, le John Lethbridge. Appartenant à la société Deep Ocean Search, ce bâtiment est quant à lui équipé d’un robot sous-marin et de moyens de relevage adaptés à la profondeur de cette zone de recherche, d’environ 3.000 mètres. Son arrivée sur zone est prévue la semaine prochaine, vers le 10 juin.

Les enregistreurs de vol sont équipés de balises émettant des signaux acoustiques qui peuvent être détectés sous l’eau. Ces balises fonctionnent avec des batteries dont l’autonomie est d’environ 30 à 40 jours.

Le site probable du crash avait été défini précédemment grâce à des satellites américains et européens.

L’Airbus A320 d’EgyptAir s’est abîmé en Méditerranée le 19 mai, avec 66 passagers et membres d’équipage à bord, alors qu’il effectuait le vol MS804 entre Paris-Charles de Gaulle et Le Caire. Les causes de l’accident ne sont pas déterminées à ce jour. La récupération des enregistreurs de vol, et l’analyse de leurs données, permettrait à l’enquête de progresser.

Photo : Le Laplace – © Marine Nationale 

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