Air France : les pilotes du SPAF veulent rencontrer M. Janaillac pour éviter « l’embrasement »

Commandant de bord dans dans un Boeing 777-300ER © Air France

Le Syndicat des Pilotes d’Air France (SPAF) a indiqué mercredi qu’il souhaite rencontrer dès à présent Jean-Marc Janaillac, futur PDG d’Air France-KLM, afin d’éviter un conflit dur cet été.

M. Janaillac prendra les fonctions de président-directeur général du groupe Air France-KLM le 4 juillet prochain pour succéder à Alexandre de Juniac. Mais dès le 1er juin, la rémunération des pilotes d’Air France va baisser dans le cadre de l’application par la direction des ultimes mesures du plan Tranform 2015 qui n’avait pas encore été soldé pour cette catégorie de personnel. Frédéric Gagey, PDG d’Air France, a été autorisé par une décision de justice à arbitrer dans ce sens. Comme le SNPL, le SPAF est vent debout contre ce projet.

Ainsi, l’objectif d’une rencontre avec M. Janaillac, actuel PDG de Transdev, « est de tenter de désamorcer, en amont de sa prochaine prise de fonction, la bombe sociale enclenchée contre les pilotes par les dirigeants actuels » , écrit le SPAF dans un communiqué le 25 mai.

Le syndicat précise que « le conflit semble à ce stade inéluctable compte tenu de l’agression violente et injuste du PDG d’Air France M. Gagey qui a « Transformé » son rôle d’arbitre en celui de partisan » . Il reproche à ce dernier « d’oublier » que les mesures non appliquées « étaient subordonnées au respect d’un certain nombre d’engagements de l’entreprise et non tenus à ce jour » .

« Seul un changement de cap et de méthode donné par notre nouveau dirigeant pourra éviter l’embrasement d’ici l’été » , conclut le SPAF.

Contrairement au SNPL, majoritaire chez les pilotes (environ 60%), le SPAF (environ 20%) n’a pas signé l’accord Transform 2015, tout en disant « rester ouvert à la recherche de solutions pour l’avenir d’Air France et le développement de l’emploi Pilote » .

De son côté, le SNPL a lancé un référendum auprès de ses adhérents pour obtenir un mandat afin de déposer des préavis de grèves de plus de 144 heures (soit 6 jours) cet été. Le résultat de ce référendum sera connu le 30 mai.

Pour rappel, Air France espère économiser 20 à 30 millions d’euros par an, soit 2 à 3% de la masse salariale des pilotes, avec l’application des dernières mesure de Transform 2015.

Photo : commandant de bord dans dans un Boeing 777-300ER © Air France

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