MH370 : l’Australie identifie deux autres débris

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L’Australia Transport Safety Bureau (ATSB) a identifié avec « quasi certitude » deux débris trouvés séparément en Afrique du Sud et à l’île Maurice comme provenant du Boeing 777-200ER de Malaysia Airlines disparu le 08 mars 2014 alors qu’il effectuait le vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin avec 239 passagers à bord.

Les deux débris ont été récupérés par les autorités de l’aviation civile sud-africaine et mauricienne puis envoyés à Canberra à la demande de la Malaisie, en vue déterminer s’ils proviennent bien du Boeing 777 de Malaysia Airlines immatriculé 9M-MRO assurant le vol MH370, explique le 12 mai l’ATSB dans un communiqué. La procédure a suivi les règles de l’OACI, précise-t-elle.

Le premier débris a été trouvé le 22 mars 2016 à Mossel Bay en Afrique du Sud, et correspond à une pièce du capot moteur comme en témoigne le logo Rolls Royce. Même s’il n’est pas tout à fait identique à celui porté sur les moteurs à la sortie d’usine, ce logo est bien conforme à ceux reproduits par Malaysia Airlines sur ses 777 (figure ci-dessus). Cependant, il n’y a aucun marqueur particulier pour chaque 777 de la compagnie. L’ATSB ne peut également dire si cet élément provient du moteur gauche ou droit, ou de la partie gauche ou droite du capot.

Le deuxième débris, récupéré sur l’île Maurice le 30 mars, est identifié comme un panneau de cabine situé à proximité de la porte R1 d’un 777 de Malaysia Airlines (ci-dessous). Cet élément n’est pas pourvu d’un marqueur propre au 9M-MRO. « Cependant, la forme, la couleur et la texture du laminé est uniquement utilisé par Malaysia Airlines sur ses Boeing 747 et 777. Il n’y a aucun document établissant que ce genre de laminé ait été utilisé par un autre client du 777 » , précise l’ATSB.

L’autorité australienne poursuit ses analyses de la vie marine trouvée sur ces éléments, mais conclut d’ores et déjà que chacun provient « avec une quasi certitude » du 777 9M-MRO. Elle était parvenue à la même conclusion pour deux autres débris trouvés au Mozambique. Le flaperon récupéré à l’île de La Réunion a quant à lui était identifié par les autorités françaises comme provenant « avec certitude«  de cet appareil.

Les recherches sous-marines dans le Sud de l’océan Indien continuent mais les trois bâtiments affectés à cette mission ont dû quitter la zone d’investigation cette semaine en raison du mauvais temps, selon le rapport hebdomadaire de l’équipe de recherche internationale (JAAC) en date du 11 mai 2016. 105.000 des 120.000 km2 ont été observés à ce jour. La totalité de la zone sera couverte d’ici le milieu de l’année, prévoit le JAAC. « Les gouvernements sont convenus que la zone des recherches ne sera pas étendue si aucune nouvelle information crédible ne permet d’identifier la position de l’appareil » , indique-t-il.

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