Le groupe ADP renonce à l’aéroport de Nice

© Aéroports de la Côte d'Azur

Le groupe ADP a annoncé lundi qu’il ne sera pas candidat à la privatisation de l’aéroport Nice-Côte d’Azur en raison du « contexte local » et de ses propres « critères de croissance externe » . 

Dans le cadre de la Loi Macron, l’Etat a lancé en mars dernier le processus de privatisation des aéroports de Nice et Lyon. ADP avait déjà indiqué qu’il ne serait pas candidat pour Lyon-Saint Exupéry. Il en ira de même pour Nice-Côte d’Azur. « Nous avons examiné le dossier et compte tenu du contexte local et de nos critères de croissance externe nous ne déposerons pas d’offre sur l’aéroport de Nice« , a déclaré le 2 mai Edward Arkwright, directeur général adjoint chargé des finances d’ADP.

Le groupe qui gère Charles de Gaulle et Orly estime que l’aéroport niçois « n’est pas conforme à (sa) stratégie » et préfère se concentrer sur d’autres opérations, citant le Vietnam, les Philippines, l’Iran et Djeddah en Arabie saoudite.

A Nice, le projet de privatisation rencontre une forte opposition. Le maire de nice et désormais président de la Région PACA, Christian Estrosi, a déjà annoncé qu’il était contre ce projet. En février 2015, il a organisé une consultation publique et 97,5% des quelque 36.000 Niçois qui y ont pris part se sont prononcé contre. Surtout, Christian Estrosi a indiqué qu’il mettrait « un veto pur et simple » à une candidature d’ADP, qui, selon lui, « fait peser sur la France une espèce de chape de plomb pour nous empêcher d’avoir des lignes directes dans nos aéroports » .

Les collectivités locales (région, département et métropole) détiennent chacune 5 % de l’aéroport, la Chambre de Commerce et d’Industrie 25%.

Les candidats au rachat de la participation de l’Etat, 60% à Nice comme à Lyon, ont jusqu’au 12 mai pour remettre leurs offres indicatives, et jusqu’au 4 juillet pour déposer leurs offres fermes.

Plusieurs sociétés ont déjà exprimé un intérêt pour l’une ou l’autre des plateformes : ont été cités la française Meridiam alliée au groupe espagnol Ferrovial (qui gère notamment Londres-Heathrow), Ardian Infrastructure qui serait associée pour Nice avec l’aéroport Singapour-Changi, le groupe Vinci, l’australienne Macquarie, l’italienne Atlantia et le Consortium Cube (comprenant l’aéroport de Genève pour Lyon).

Photo © Aéroports de la Côte d’Azur 

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