Paris-Charles de Gaulle : un A320 d’Aer Lingus en phase d’approche croise un drone

Airbus A320 d'Aer Lingus - CC Wikimedia Commons / ERIC SALARD

Un Airbus A320 de la compagnie irlandaise Aer Lingus a croisé mercredi la trajectoire d’un drone, alors qu’il se préparait à atterrir à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.

L’incident est survenu le 20 avril vers 15h30 quand l’appareil en provenance de Dublin, transportant 108 passagers, était en phase d’approche à l’altitude de 7.800 pieds (environ 2.300 mètres), à 30 miles nautiques de l’aéroport (environ 55 kilomètres). Le pilote a vu un drone passer à environ 150 mètres sous l’aile droite et il a effectué un signalement. La Gendarmerie des Transports Aériens (GTA) a ouvert une enquête.

C’est le deuxième incident de ce genre à proximité de Paris-Charles de Gaulle en l’espace de quelques semaines : le 19 février 2016, le pilote d’un A320 d’Air France en provenance de Barcelone a évité de justesse une collision avec un drone, passé à environ cinq mètres en dessous de l’aile gauche. Le BEA a ouvert une enquête sur cet « incident grave » .

Selon Le Parisien, la GTA a constaté l’année dernière 8 signalements de survols illicites à proximité de l’aéroport de Roissy.

Pour l’instant, aucune collision entre un avion et un drone n’est survenue dans le ciel français. Tel n’est peut-être déjà plus le cas au Royaume-Uni : le 17 avril, un A320 de British Airways a heurté, lors de son approche finale à Londres-Heathrow, un objet volant non identifié suspecté d’être un de ces aéronefs télécommandés. L’incident, comme les précédents, n’a fait aucun blessé.

En France, l’utilisation des drones est réglementée par un arrêté de décembre 2015. Il leur est interdit de dépasser l’altitude de 150 mètres et de survoler une agglomération, un rassemblement de personnes, ou d’enter dans un espace aérien réglementé, comme celui des aéroports ou des centrales nucléaires. Les contrevenants s’exposent à 75.000 euros d’amende et un an de prison.

Néanmoins, il est impossible pour les autorités de tracer le propriétaire des drones dont l’enregistrement n’est pas obligatoire dans la plupart des pays européens, contrairement aux Etats-Unis.

A toutes fins utiles, la DGAC explique dans une vidéo « les 10 commandements » de l’usage des drones de loisir.

Photo Airbus A320 d’Aer Lingus – CC Wikimedia Commons / ERIC SALARD

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