2015, une année particulièrement sûre pour le transport aérien français

Avion en vol - Source : EASA

Le pavillon français a consolidé, en 2015, les progrès qu’il réalise depuis plusieurs années en matière de sécurité: aucun avion, hélicoptère ou ballon n’a enregistré d’accident mortel en transport aérien public l’année dernière, selon le rapport annuel de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

Cette situation est reflétée par l’indicateur de niveau de sécurité qui rapporte à l’activité le nombre d’accidents mortels d’avions de plus de 19 sièges survenus en transport public moyenné sur les cinq dernières années : « il place, cette année encore, la France au meilleur niveau, notamment comparé à la moyenne des Etats de l’Agence Européenne de Sécurité Aérienne (AESA) ou aux résultats d’autres Etats européens dotés d’un secteur aérien de maturité comparable » , souligne la DGAC.

Inscrit dans le cadre du Programme de Sécurité de l’Etat (PSE), cet objectif stratégique d’absence d’accident en transport aérien public a été atteint pour la première fois en 2014, et voit ainsi sa réalisation confirmée en 2015 « à la faveur des efforts menés conjointement depuis des années par les opérateurs français de l’aviation civile et la DGAC » , explique Patrick Gandil, le directeur de cette administration.

A contrario, la situation du secteur de l’aviation générale de loisir en France reste, quant à elle, préoccupante : les progrès sensibles qui avaient été enregistrés ces dernières années ont été effacés en 2015, année qui a connu une recrudescence d’accidents mortels. L’ULM est particulièrement impacté par cette augmentation forte et l’analyse typologique des accidents survenus met en lumière des lacunes portant sur le comportement des pilotes et les fondamentaux du pilotage. La DGAC, en coopération étroite avec les fédérations, a lancé en 2015 une campagne de sensibilisation et de rappel sur ces fondamentaux, ciblant l’ensemble des pilotes de l’aviation de loisir. Ce type de campagne, centrée sur les principaux risques affectant le secteur et associant la DGAC et les fédérations, sera poursuivi.

Concernant les transporteurs étrangers, en dépit de la survenue d’accidents particulièrement médiatisés, 2015 a été l’une des années les plus sûres – sinon la plus sûre – de l’histoire du transport aérien moderne, selon les critères choisis pour mesurer le niveau de sécurité. S’ils ont été particulièrement peu nombreux, les quelques accidents mortels survenus l’an dernier en transport aérien régulier ont mis en évidence l’importance des facteurs humains dans les activités aériennes, notamment dans le cas atypique de l’accident du vol Germangwings. L’année 2015 a également rappelé, à travers la destruction en vol de l’A320 de MetroJet, que le transport aérien reste une cible privilégiée d’actes terroristes : action revendiquée par ses auteurs et classée comme attentat par les autorités russes et, plus récemment, par les autorités égyptiennes, cet événement n’a donc pas été considéré comme un accident dans le cadre du rapport annuel de la DGAC sur la sécurité aérienne qui peut être consulté en ligne.

Photo Easa