Crash de Flydubai : l’enquête pointe vers une erreur de pilotage

TASS : site du crash du vol FZ981 à Rostov (Russie)

L’Interstate Aviation Committee (MAK), l’autorité russe en charge de l’enquête sur l’accident du Boeing 737-800 NG de Flydubai qui s’est écrasé à Rostov-sur-le-Don le 19 mars dernier, a publié vendredi un rapport préliminaire suggérant une erreur de pilotage comme cause probable de ce drame qui a fait 62 morts.

L’appareil tentait de se poser alors que les conditions météorologiques étaient défavorables, avec notamment des cisaillements de vent. Lors de la seconde approche, effectuée en mode manuel, les pilotes ont décidé de remettre les gaz à l’altitude de 220 mètres, 4 kilomètres avant la piste. Ils ont réglé les moteurs en mode décollage.

C’est alors que leur action pose question : à l’altitude de 900 mètres, l’équipage a poussé le manche vers le bas tandis que les stabilisateurs ont été réglés simultanément à -5 degrés également vers le bas, ce qui a entrainé une descente rapide avec une accélération verticale négative de -1g. « Les actions suivantes des pilotes pour récupérer l’avion n’ont pas permis d’éviter un impact avec le sol » , indique aussi le rapport préliminaire du 08 avril. L’impact a eu lieu à une vitesse supérieure à 600 km / h selon un angle de 50 degrés en piqué.

Ce rapport préliminaire ne va pas jusqu’à conclure que les pilotes soient fautifs. Il précise cependant qu’ils détenaient une licence valide, et disposaient d’une formation et d’une expérience suffisantes.

Le MAK a par ailleurs terminé la transcription des deux heures de conversation contenues sur l’enregistreur de voix dans le cockpit (CVR). Il va à présent s’attacher avec des experts à clarifier cette transcription en effectuant une traduction à partir de l’anglais et de l’espagnol, et aussi en identifiant les interlocuteurs.

Des médias russes, citant des sources anonymes, ont indiqué récemment que les deux pilotes n’étaient pas d’accord sur la marche à suivre au moment de la tentative d’atterrissage, ce que n’infirme ni ne confirme le MAK.

L’enquête a précédemment établi que le 737 n’avait subi aucune défaillance technique.

Photo TASS : site du crash du vol FZ981 à Rostov (Russie) 

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