American Airlines cesse de vendre des billets d’avion en pesos argentins

@ American Airlines

American Airlines a indiqué cette semaine qu’elle n’accepte plus les pesos argentins pour la vente de billets d’avion, en raison du strict contrôle des changes en vigueur en Argentine.

Les clients de la compagnie aérienne américaine en Argentine doivent depuis cette semaine utiliser des cartes de crédits étrangères ou payer avec des dollars ou d’autres devises internationales lorsqu’ils réservent un billet d’avion. American Airlines explique sa décision par les difficultés qu’elle éprouve à rapatrier ses fonds à l’étranger.

L’Argentine a mis en place un contrôle des changes depuis 2011, mais la banque centrale a récemment diminué les montants de devises étrangères que peuvent exporter les sociétés, sur fond d’épuisement de ses réserves de change. American Airlines va essayer de trouver une solution avec le nouveau gouvernement du président Mauricio Macri, élu le 22 novembre dernier, a indiqué une porte-parole de la compagnie aérienne. Mauricio Macri prendra ses fonctions le 10 décembre prochain et a promis une politique d’inspiration plus libérale, notamment la suppression ou l’assouplissement du contrôle des changes. Certains analystes estiment cependant que cette mesure conduira dans un premier temps à une dévaluation du peso argentin contre le dollar, ce qui n’arrangerait pas les affaires d’American Airlines si elle disposait d’une grande quantité de devise argentine.

Depuis septembre dernier, la compagnie aérienne imposait déjà que les voyages soient effectués dans les 90 jours seulement après la réservation en cas de paiement en pesos argentins.

Avec 27 vols par semaine vers Buenos Aires depuis New York, Miami et Dallas-Fort Worth, American Airlines est le premier opérateur étranger en Argentine.

La situation dans ce pays n’est pas sans rappeler celle du Venezuela, où sont bloqués 3,7 milliards de dollars appartenant aux compagnies aériennes étrangères, selon l’Association internationale du transport aérien (IATA). Malgré les promesses du gouvernement d’Hugo Chavez, aucune solution n’a été trouvée depuis de nombreux mois, ce qui a amené plusieurs transporteurs, notamment Alitalia et Air Canada, à suspendre leurs opérations vers Caracas, la capitale, et d’autres, comme American Airlines justement, ou Air France et Delta Air Lines, à réduire leur programme de vols.

Photo : @ American Airlines

Laissez un commentaire