Crash de Metrojet : Moscou confirme la thèse de l’attentat

Crash du vol Metrojet 7K9268 dans le Sinaï - Source : Interfax / EPA

L’A321 de Metrojet qui s’est écrasé dans le Sinaï le 31 octobre a explosé en vol à cause d’une bombe placée à bord, a affirmé mardi le chef du renseignement russe.

Alexander Bortnikov ne laisse planer aucun doute : « on peut dire sans ambiguité qu’il s’avait d’un acte terroriste » , a déclaré ce 17 novembre le responsable du Service fédéral de sécurité de Russie (FSB), cité par l’agence Tass. Selon lui, des traces d’explosifs ont été trouvées sur les débris de l’appareil et les objets appartenant aux passagers.

Selon les experts du FSB, un engin explosif de fabrication artisanale et étrangère à la Russie, d’une puissance d’un kilogramme d’équivalent TNT, a été placé à bord de l’avion , « ce qui a provoqué sa dislocation en vol et explique l’éparpillement des parties du fuselage sur une très grande distance » , précise Alexander Bortnikov.

Le FSB prend des mesures pour retrouver les auteurs de cet acte terroriste, a fait savoir son service presse à l’agence Tass. Outre une demande de collaboration internationale, le FSB offre une récompense de 50 millions de dollars pour toute information utile permettant de retrouver les coupables.

« Nous les rechercherons partout, quel que soit l’endroit où ils se cachent. Nous les trouverons dans n’importe quel point de la planète et ils seront punis » , a promis Vladimir Poutine lors d’une conférence de presse ce mardi. Le président russe a rappelé qu’il ne s’agissait pas de la première attaque de ce genre contre la Russie, citant l’explosion d’une bombe dans la gare de Volgograd à la fin 2013.

La Russie participe à l’enquête internationale sur le crash de Metrojet, et l’annonce de ses services de renseignement vient confirmer ce que tout le monde pensait déjà, à commencer par Londres et Washington. Mais l’Egypte, en charge des investigations selon la réglementation de l’OACI, s’est refusée jusqu’à présent à envisager cette hypothèse, y compris après l’analyse des boites noires de l’appareil.

Entre temps, Moscou a suspendu tous les vols en provenance d’Egypte et interdit à Egyptair d’atterrir en Russie.

A plusieurs reprises, Daesh a affirmé avoir réussi à « faire tomber » l’avion russe.

Par ailleurs, l’Egypte a démenti ce mardi avoir arrêté deux personnes soupçonnées d’avoir aidé à l’attentat.

L’A321 a décollé le 31 octobre de Charm el-Cheikh à destination de Saint Pétersbourg. Il a disparu des écrans radar après 23 minutes de vol. Ses débris ont été retrouvés dans le Sinai. Il transportait 217 passagers et 7 membres d’équipage. Tous étaient russes, à l’exception de quatre ukrainiens et d’un biélorusse. Tous sont morts.

L’annonce des services de renseignement russe est à replacer aussi dans un contexte plus général, intervenant trois jours après les attaques meurtrières qui ont ensanglanté Paris et fait au moins 129 morts et plus de 300 blessés selon un bilan provisoire. Les interventions française et russe en Syrie ont été citées par Daesh comme motif de ces attentats.

Photo : Crash du vol Metrojet 7K9268 dans le Sinaï – Source : Interfax / EPA

 

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